Podcast: Interview de Perry Kaufman, l’auteur de la bible des systèmes de trading

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Nous avons eu récemment l’opportunité de discuter avec Perry Kaufman, un trader systématique internationalement reconnu et auteur du livre surnommé la “bible des systèmes de trading“: New Trading Systems and Methods.

Perry Kaufman est aussi le directeur de Kaufman Analytics, une entreprise qui fournit des stratégies de trading et du conseil aux institutionnels et aux investisseurs privés.

Il y a beaucoup de choses intéressantes dans cet interview d’une grosse trentaine de minutes, et je vous encourage donc à prendre le temps de l’écouter. Encore merci à Perry, un “grand” monsieur du trading, resté malgré tout humble et sympathique… après plus de 40 ans sur les marchés!

Perry étant américain, l’interview (podcast ci-dessous) est en anglais. Nous avons donc réalisé une transcription du podcast en anglais ici et en français ci-dessous pour n’oublier personne… Les réactions à cet interview sur notre forum sont ici.

 

audio:

fichier téléchargeable ici

 

NV (Nicolas Vitale) – Bonjour Perry, comment allez vous ?

Perry Kaufman – Bien merci. C’est un plaisir de vous entendre.

NV – Merci beaucoup d’être avec nous aujourd’hui! Je sais que vous êtes actif sur les marchés depuis de nombreuses années, mais vous avez commencé commencé votre carrière en tant que scientifique dans le spatial. Pouvez-vous nous expliquer cela un petit peu ?

Perry KaufmanPerry Kaufman – Lorsque je fais des présentations à mes clients, je me suis rendu compte avec surprise qu’ils étaient très intéressés par mon passé dans l’aérospatiale. C’était un époque très intéressante parce que j’ai travaillé sur le dispositif de navigation de Gemini, un véhicule spatial à deux places, et ce dispositif a été utilisé par la suite dans Apollo, car il faut toujours développer la technologie en amont. Et j’étais très jeune, très passionné, et à cette époque nous étions à l’état de l’art en mathématiques… mais je pense que quiconque sort de l’université aujourd’hui en sait plus que nous à cette époque. Mais tout ça était très excitant! J’ai travaillé dessus pendant un moment, puis en 1969, j’ai crée ma propre compagnie d’informatique.

Puis on est venu me voir avec un problème sur les options. C’était des options londoniennes, il y a longtemps. Et c’était si intéressant que l’on n’a jamais arrêté.  On a juste changé notre domaine activité qui était le remboursement des frais médicaux. Bien sûr cela aurait pu devenir très rentable. Mais nous sommes passés aux options, puis aux futures et aux autres instruments des marchés financiers… Et on a continué.  C’était un domaine dans lequel il fallait tomber dedans. Aucune formation n’était disponible, et toutes les personnes du milieu venaient d’horizons différents et avaient leur propre type de compétences. C’était une époque fascinante! Peut être que ce l’est toujours…, mais il y a désormais bien plus de compétitivité qu’il n’y en avait.

NV – Et avez-vous trouvé des similitudes entre ce que vous faisiez dans le secteur spatial et l’ingénierie financière ? Et plus particulièrement en mathématiques ?

Perry Kaufman – Oui, cela peut paraître simple maintenant, mais avant, outre le programme spatial, j’ai aussi travaillé dans le domaine des missiles et de la reconnaissance. Et nous utilisions le lissage exponentiel pour estimer où un missile allait atterrir et quelle en serait sa trajectoire. Et beaucoup de mes collègues du programme spatial avaient le temps de trader leur propre portefeuille d’actions. J’avais donc l’habitude d’appliquer des moyennes exponentielles (et les autres types de moyennes mobiles) sur les actions. Et le marché était bien plus lisse et moins parasité qu’il ne l’est maintenant. Beaucoup d’ingénieurs ont gagné des sommes importantes d’argent avec des méthodes très simples. Je sais que même en 1980, ce qui fait probablement longtemps pour vous (ndlr – oui en effet, je n’étais pas encore né 😉 quand j’ai commencé à faire du consulting pour une compagnie pétrolière et que nous tradions beaucoup d’argent, le marché du pétrole n’était utilisé que par les professionnel du secteur pétrolier. Et vous pouviez utiliser une moyenne mobile sur une période de 3 jours… et faire beaucoup d’argent. Quand les prix partaient à la hausse, ils continuaient à monter, quand ils partaient à la baisse, ils continuaient à baisser. Les méthodes les plus simple de suivi de tendance étaient très profitables.

NV – Pensez-vous que le marché d’aujourd’hui est plus difficile qu’il ne l’était autrefois ?

Perry Kaufman – Il est beaucoup plus difficile. A cause de tous les fonds mutuels, de tous les types d’investisseurs et de la montée de la concurrence, les volumes sont beaucoup plus élevés qu’auparavant. Les gens ont des opinions différentes, qu’elles soient à la hausse ou à la baisse, et toutes ces ordres placés à moments différents pour des raisons différentes entraînent une quantité importante de bruit sur le marché. Et ce bruit rend difficile la reconnaissance de la tendance à court terme. On se rend compte alors que l’on ne peut appliquer les méthodes de suivi de tendance sur les petits intervalles de temps. C’est trop bruitté. Le seul suivi de tendance qui a du succès est celui de la macro-tendance, où vous essayez de prendre position à plus long terme, ce qui représente un point de vue fondamental sur le marché boursier et la politique des taux d’intérêts. C’est une tendance qui peut se développer au fil du temps. Parce que dans le court terme, les prix font que trop monter et descendre pour être en mesure de vraiment identifier une tendance de manière fiable.

NV – Je sais que vous avez plutôt un penchant pour les stratégies qui ont un fort sous-jacent économique important, quelque chose lié à la nature des marchés, plutôt que celles basées sur les nouvelles méthodes d’intelligence artificielles ou autres méthodes informatisées. Pourriez vous nous expliquer pourquoi ?

Perry Kaufman – En fait, ce n’est pas tout à fait vrai. Mes méthodes sont toutes algorithmiques. J’aime seulement les méthodes qui ont ce que je j’appelle une prémisse solide. J’utilise l’ordinateur pour trouver des solutions, mais j’ai besoin d’avoir une prémisse que je considère correcte, avant de commencer à travailler sur le système.

J’aime par exemple la saisonnalité des marchés agricoles, nous pouvons développer un programme qui dit : “si les prix sont bas au printemps avant les plantations et hauts en été, alors le marché est saisonnier”. Une fois que vous avez identifié la présence d’une structure saisonnière, alors vous pouvez comprendre comment la trader. Et on peut explorer algorithmiquement. Aussi, j’aime l’arbitrage et je fais beaucoup de trading de paires (“pair trading””). Le pair trading a aussi une prémisse importante. Sur des marchés qui ont des relations fortes les uns aux autres, quand ils divergent, j’en vends un, et j’achète l’autre, en attendant qu’ils re convergent. Le pair trading et la saisonnabilité sont des méthodes très populaires qui peuvent être entièrement automatisées. Et chacun ont un fondement économique réel qui n’est pas remis en question..

Prenez par exemple un indicateur comme le Relative Strength (cf RSI), et essayez de comprendre où acheter et vendre le marché en fonction des niveaux de surachat et de survente, c’est simplement une approche vouée à l’échec. Peut-être que c’est trop simple. Mais c’est surtout parce qu’il n’y a pas de prémisse solide. Tout simplement parce que les prix sont à un certain niveau arbitraire de surachat ou survente ne signifie pas pour autant que les prix vont changer de direction dans quelques jours. Ils peuvent continuer à monter pendant une plus longue période de temps. Donc ces zones ne sont pas suffisantes en tant que tel  pour une stratégie. Et en trouver une qui semble fonctionner est une méthode pour se tromper.

NV – Et en parlant de méthodes informatisées, optimisez vous vos stratégies ?

Perry Kaufman – C’est une question très difficile. Chacun optimise jusqu’à un certain point. Par exemple, quand je cherche à prendre mes profits dans un système particulier, j’utilise le Average True Range (ATR) comme un indicateur de volatilité. Je sais, car je l’ai fait pendant très longtemps, que cibler un objectif de sortie de position basé sur un ATR de facteur 3 ou 4 marche. Je n’ai même pas besoin de le tester pour savoir que c’est bon. Ainsi, quand vous avez assez d’expérience, vous optimisez toujours. Vous savez aussi que les moyennes mobiles en longs terme fonctionnent, mais celles en court termes ne fonctionnent pas. Vous n’avez même pas besoin de vous embêter à les essayer. Donc ma première conjecture quant à la façon de spécifier les paramètres du système vont être assez proche de ce que quelqu’un pourrai trouver lors d’une optimisation. Donc je ne peux jamais dire que je n’optimise pas.

Bien sûr, je vais prendre ma stratégie finale et réaliser quelques backtests sur des données passées. Parce que si ça ne fonctionne pas, ou si le profit par trade est trop petit, je dois trouver une alternative. Il se peut que la stratégie ait du sens, mais que le profit par trade ne couvre pas suffisament les coûts des commissions et du slippage. Comme vous le savez, si une stratégie est robuste alors ont devrait avoir la possibilité de la ralentir et la faire gagner plus par trade, ou l’accélérer et la faire gagner moins par trade. Je pense que ce sont des choix valables sans pour autant les considérer comme de l’optimisation. Mais c’est certainement régler les stratégies à vos besoins.

NV – Utilisez-vous des méthodes informatisées comme le processus de walk-forward, ou dans le cas contraire, comme vous l’avez expliqué, basez-vous vos décisions uniquement sur l’expérience pour éviter une sur-optimisation ?

Perry KaufmanPerry Kaufman – Quand je fais le test d’un système, disons que je suis principalement intéressé de savoir si la méthode que je viens de créer est robuste ou pas. C’est une question très importante. Ce que je fais avant tout, c’est choisir une plage de paramètres qui a du sens pour la méthode. Par exemple, en regardant un système de suivi de macro-tendance, je vais tester la vitesse de la tendance entre disons 40 à 120 jours. Ou, je pourrais tester différents facteurs pour prendre les bénéfices. Pour que chaque optimisation soit réussie, je veux qu’environ 70% des tests soient profitables. Donc je devrais pouvoir simplement fermer les yeux, prendre une combinaison au hasard et m’attendre (statistiquement) à ce qu’elle soit rentable.

Mais je ne prends pas les paramètres produisant les meilleur résultats aux backtests. Ce que je fais, c’est prendre un échantillon d’un certain nombre de combinaisons et les trader toutes. Ce que je fais vraiment, c’est rechercher une performance moyenne. Si je fais une optimisation sur un millier de combinaisons, le seul résultat qui m’intéresse vraiment c’est de savoir combien de ces combinaisons sont satisfaisantes et quel est le rendement moyen de l’ensemble des tests. Le rendement moyen est ma véritable cible, mon objectif. Ainsi quand je choisi de trader un certain nombre de paramètres différents, je ne souhaite que le rendement moyens.

Cela va décevoir beaucoup de gens, mais je pense que c’est réaliste. Nous ne savons pas vraiment ce que nous aurons dans l’avenir. Mais nous pouvons être sûr que nous allons obtenir la moyenne d’un certain nombre de tests produisant des résultats raisonnables.

NV – Merci pour tous ces détails. Quand il s’agit de trouver de nouvelles idées pour de nouveaux systèmes de trading, avez-vous une méthode ou un point de départ ? Où trouvez vous l’inspiration généralement ? Je suis sûr que tous les nouveaux traders sont interessés.

Perry Kaufman – Une autre question compliquée… trouver des idées de trading est peut être ce qu’il y a de plus difficile (ndlr le livre de Perry vous y aiderait certainement…). Parce qu’une fois que vous avez une bonne idée, vous pouvez en faire un système efficace (ndlr… et Apha Novae peut vous aider à ce niveau). D’abord vous devez observer le marché. Ensuite, il y a tellement de choses qui se produisent en économie et en saisonnalité… ou des choses que vous voyez dans le journal, à propos du prix du pétrole qui monte ou pourquoi le dollar a baissé. Vous devez être en mesure de les identifier et de dire eureka!, voici une idée dont je peux faire quelque chose. Ou alors, vous voyez qu’il y a beaucoup de livres sur le pair trading et vous estimez que l’arbitrage est une bonne approche. Mais d’autres ont déjà fait cela avant vous. Donc vous devez étudier ça et décider comment vos idées peuvent différer des autres.

Par exemple, tout le monde sait que l’on peut arbitrer une action dans le secteur pharmaceutique ou dans l’industrie automobile. Mais tant que d’autres feront ce même arbitrage, alors les bénéfices de ces trades seront très faibles et pas assez rentables. Il faut prendre du recul. L’ensemble du marché est devenu de plus en plus correlé à cause des programmes d’indexations. Un indice ou index récurrent est par exemple un groupe d’actions au sein de l’indice S&P. Les investisseurs placent leur ordres pour acheter ou vendre l’index. L’index de la compagnie entre et achète tous les stocks dans ce secteur, et entraine l’ensemble du groupe dans le même sens. Mais il y a certaines sociétés de ce groupe qui ne méritent pas d’être entraînées avec les autres, et il y a donc la possibilité de vendre cette société et d’acheter le secteur, ou d’acheter une autre action du panier et de vendre l’index. De manière générale, vous pouvez maintenant arbitrer deux composants du S&P parce que les programmes d’indexations les font converger puis diverger, puis re converger de nouveau. Il y a beaucoup d’opportunités.

NV – Globalement, tradez-vous plutôt en intraday, ou swing / moyen terme?

Perry Kaufman – Je préfère les stratégies en Daily (sur barres journalières)  parce qu’elles ont de plus grands profits par trade. Il y a beaucoup de concurrence partout, mais je pense qu’il est plus facile de travailler avec des données journalières. Et je soupçonne que pour la plupart des investisseurs, même de nombreux traders professionnels, le journalier est une unité plus facile à manipuler. Pour du trading Intraday, vous avez besoin de beaucoup plus de données. Vous devez être en mesure de placer des ordres durant la journée, ce qui est un inconvénient pour beaucoup de gens, et les profits par trade sont plus petits. De plus le trading Intraday est soumis au slippage et à d’autres soucis qui deviennent de vrais problèmes. Je crois qu’il y a beaucoup plus d’opportunités en journalier.

En fait, je fais de l’arbitrage en Intraday, mais je ne le fais pas en haute fréquence, en microsecondes. Je le fais en quelques heures.

NV -A propos de ce trading haute fréquence, tout le monde en parle, même en politique. Avez-vous une opinion à ce sujet? Devrait-il être interdit ou plus réglementé ou contrôlé? (ndlr vous pouvez voir ici un extrait de notre conférence sur le  Trading Haute Fréquence au Salon du Trading, et plus d’extraits du Salon du Trading ici).

Perry Kaufman – Si le trading haute fréquence gagne de l’argent, il extrait très certainement de l’argent que quelqu’un d’autre pourrait gagner. Mais peu importe qui gagne de l’argent, du moment que cela est fait honnêtement. Il n’y a rien de mal à une méthode faisant de l’arbitrage à la milli-seconde. Ils créent leur propre compétition. Jusqu’à présent, les traders haute fréquence se sont accordés avec échanges pour placer leurs ordinateurs aussi proche que possible de la source d’exécution afin de battre la concurrence d’une fraction de milliseconde. Les échanges temporisent désormais, vous ne pouvez pas être plus près, que disons 30 mètres, et vous ne pouvez pas partager le même espace que le coeur de l’échange même. Comme avec toutes les grandes méthode de trading, la compétition finira par réduire les bénéfices et de nombreuses sociétés fermeront. Je pense que le marché va prendre soin de lui-même.

NV – Pour changer un peu de sujet, je sais, après avoir lu certains de vos livres, que vous mettez souvent en avant le risque et le money management. Est-il au coeur de vos systèmes ? Et développez vous des modules spécifique de money management pour chaque stratégie ? Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la manière dont vous gérez celui-ci ?

Perry Kaufman – Le management du risque est devenu encore plus important dans mon nouveau livre qui va bienôt sortir. J’ai fait en sorte que le management du risque soit expliqué un peu partout dans le livre. C’est surtout parce que nous avons été horriblement surpris par la crise des subprimes. Je suis l’un de ceux qui ne s’attendaient pas de l’amplitude de ce risque en 2008. J’ai continué à dire que cela n’irai pas plus loin, que cela s’arrêterait, la situation se rétablirait et les choses retourneraient à la normale. Nous ne nous attendions pas à quelque chose d’aussi important et d’aussi long. Et cela nécessite de repenser l’ensemble de vos concepts de risque. Vous ne voulez pas être balayé des marchés parce que vous avez mal géré le risque.

Donc j’ai passé au moins cinq ans à me concentrer sur le sujet et j’ai décidé que la gestion des risques est aussi important que le système sous-jacent. Quand le marché devient plus volatile, il faut réduire la taille de notre position. Mais plus important encore, lorsque le marché devient moins volatile, vous devez augmenter la taille de vos positions, car il y a de longues périodes de faible volatilité qui génèrent de bons profits. Si vous n’avez pas une position assez grande pendant les périodes de faible volatilité, vous ne pouvez pas obtenir le rendement que vous souhaitiez. Donc, pour les fortes et faibles volatilités, vous pouvez faire ce que j’appelle de “la stabilisation de la volatilité”. C’est un concept qui est familier à la plupart des professionnels, et qui consiste à ajuster la taille de vos position de manière continue, toujours en étant conscient du coût que cela représente. Parce qu’à chaque fois que vous changez la taille de vos positions, il y a un coût que l’on appelle le “rééquilibrage (rebalancing)”. Ensuite, vous devez faire attention à la fréquence à laquelle vous rééquilibrez, mais vous devez toujours rééquilibrer.

Les investisseurs qui placent de l’argent dans un programme méritent que leurs risques soient maîtrisés. Sans ceci, il y a plus de chance d’être mis dehors par le marché.  La diversification est également importante, mais presque tout le monde à déjà compris cela. Les traders devraient également examiner la valeur du risque (Value at Risk). Value at Risk est une formule qui indique la probabilité de perdre plus qu’une certaine valeur, compte tenu des positions que vous gérez. Ce n’est pas parfait, mais ça aide au contrôle du risque. Je sais que la formule est disponible dans de nombreux livres, et sûrement aussi dans Excel. Si vous êtes malin, vous réduirez votre exposition quand le VaR montrera un risque élevé.

Outre le risque sur le portefeuille, il y a le risque existant porté par chaque trade. Certaines personnes font face à cela avec des stop loss, mais je préfère faire gérer cela en prenant mes bénéfices et en sortant du marché dès que c’est possible. La prise de profit a l’avantage de nous mettre en dehors du marché. Par exemple, si vous n’êtes pas sur le marché un tiers du temps, alors vous réduisez de un tiers la possibilité de devoir endurer des mouvements violant et inattendus durant cette période. Votre risque global diminue. Ainsi, l’une des règles pour choisir la meilleure méthode de trading consiste à être en dehors du marché autant que possible. En faisant cela, vous évitez les situation inattendues et désagréable.

(ndlr – En n’étant pas sur le marché, vous pouvez également obtenir de la liquidité supplémentaire pour d’autres stratégies qui demandent à être présentes sur le marché à ces moments là. Ainsi vous obtenez une meilleure flexibilité sur votre trésorerie pour une allocation optimale)

Perry KaufmanNV – Merci pour tout. Pour parler plus technique maintenant, utilisez-vous des plateformes ou outils spécifiques pour automatiser vos stratégies ou vos backtests ?

Perry Kaufman – Oui je le fais, principalement avec des outils que j’ai developpé moi même… Cela fait 40 ans désormais que je le fais.

Un des problèmes avec les plateformes que l’on achète, et certaines sont très pratiques, est qu’elles peuvent être lentes, en particulier si vous travaillez avec beaucoup de données intraday. D’un autre coté, j’utilise souvent TradeStation pour jeter un coup d’oeil rapide aux trades et vérifier si une nouvelle idée semble raisonable. J’ai appris a utiliser TradeStation il y a des années car c’était un des premières plateformes sur laquelle il était possible de programmer et donc c’était très pratique. Cela explique pourquoi il y a beaucoup d’exemples venant de cette plateforme sur mon livre (ndlr nous recommandons désormais comme équivalent MultiCharts qui a l’avantage d’être multi-broker, est activement développée et possède le même langage que TradeStation). Nous avons aussi commencé à utiliser MetaStock parce que Thomson Reuters a fait un travail important pour l’amméliorer. Il y a bien sur beaucoup d’autres plateformes qui marcheront et qui seront bien moins chères.

NV – Oui il y en a des centaines et des centaines bien sûr (ndlr, cf sur notre forum les plateformes les plus utilisées)

Perry Kaufman – Oui bient sûr, mais je ne suis pas dans le business de construction des plateformes. Le plus grand avantage des plateformes est de pouvoir voir si une idée a du sens ou pas. J’utilise TradeStation ou MetaStock pour voir où les trades se situent à l’écran et vérifier qu’ils ne semblent pas stupides.

NV – Essayez-vous d’optimiser votre qualité d’exécution quand vous tradez? Ou ce n’est pas réellement important car vous ne tradez pas beaucoup sur les petites unités de temps?

Perry Kaufman – C’est correct mais j’ai trouvé que lorsque j’utilise des techniques de suivie de tendance, je préfère ne pas entrer sur le signal en lui même parce que les marchés ont tendance à être poussés et il y a beaucoup d’ordres qui se regroupent dans la zone de changement de tendance. J’ai trouvé que la meilleur approche consiste à attendre que le marché change de direction après le signal (pullback). Cela s’avère être une bonne technique pace que de temps en temps la tendance initiale s’inverse et il’y a pas besoin de changer la position. L’autre méthodeest le pyramidage, quelque soit le timeframe utilisé.

Par exemple, si vous êtres un trader de tendance macro et que vous allez garder votre position de 3 à 6 mois, vous pouvez prendre une semaine pour construire votre position. Et si vous tradez sur des untités de temps plus courtes, vous pouvez prendre une heure ou deux. En pyramidant, vous trouverez que vos résultats sont plus stables que si vous preniez juste votre signal d’entrée d’origine.

NV – Je sais que vous tradez les actions, les futures, les commodities, etc. Tradez-vous aussi sur le Forex?

Perry Kaufman – Oui, j’ai un programme très important de Fx Carry. Mais encore là, le Fx Carry se base sur une prémisse forte. C’est le concept que les investisseurs placent de l’argent dans les pays avec les plus hauts taux d’intérêts. Et c’est donc le mouvement de l’argent qui permet au Fx Carry de fonctionner. Mais c’est aussi un programme complexe parce que le principale est la gestion des risques. Vous devez éviter d’être pris dans une intervention de la banque centrale japonaise par exemple, qui pourrait tourner tos vos profits annuels en perte. C’est mon focus principal sur le Forex, bien qu’il fasse aussi parti des tous mes autres programmes de trend following et de tout ce que je fais d’autre. Mais j’aime particulièrement ce programme de Fx Carry.

NV – Vous avez auparavent évoqué votre livre, “New Trading Systems and Methods“, que beaucoup connaissent. A tel point que l’on s’y réfère souvent comme étant la “bible des systèmes de trading” (ndlr avec ces 1200 pages…). Vous nous disiez que l’on aura bientôt une nouvelle édition?

Perry Kaufman – Oui, une nouvelle édition dans quelques semaines. La sortie est pour très bientôt! (ndlr début février  et déjà disponible à la réservation sur Amazon). C’est une bonne mise à jour. Tous les exemples et les graphiques ont été remis à l’ordre du jour. Il y a beaucoup plus sur les arbitrages, plus sur les systèmes de trading et beaucoup plus concernant le management du risque tout au long du livre. C’est aussi mieux organisé. J’ai commencé à réaliser plus d’analyses pour expliquer si une méthode particulière est apropriée ou pas pour certains types d’investisseurs. Dans le passé, le livre était plus organisé comme une encyclopédie. Vous pouviez choisir un sujet qui vous interessait et voir comment ça marchait. Maintenant, j’essaie de transmettre une meilleur compréhension du système, quand l’utiliser, quand ca ne marche pas et si d’autres méthodes plus simples donnent de meilleurs résultats. Donc j’espère que les lecteurs apprécieront ces changements.

NV – Oui, je le pense. Personellement, j’ai commencé à découvrir les stratégies de trading automatiques il y a plusieurs années en grande partie grâce à votre livre, je suis donc heureux de voir une nouvelle version. Et avez-vous d’autres projets pour le future?

Perry Kaufman – Oui, je travaille sur des programmes pour UBS et RBS, et j’ai un programme qui tourne en ce moment chez RBS. J’essaie de rester pertinent comme on dit, continuant à travailler avec les principales institutions. Le programme pour UBS sera un de l’arbitrage de valeur relative, similaire à du pair trading. Tandis que pour Thomson Reuters, ce sera à la fois des stratégies propriétaires et une boîte à outil de stratégies. Donc j’espère que les investisseurs apprécieront.

NV – Merci beaucoup de tous ces détails et du temps que vous avez passé avec nous aujourd’hui. Je sais que vous êtes un homme très occupé, donc encore merci.

Vous pouvez réagir à cet interview sur notre forum ici.

livre perry kaufman

Tests statistiques du RSI basique


Voici un article de Samuel Rondot, directeur de www.bestcfd.com, qui nous livre une série d’articles intéressant sur le RSI. Ne manquait donc pas la suite…

Samuel Rondot

Qui n’a jamais entendu que le Rsi était suracheté ou survendu et qu’il fallait acheter ou vendre ?

Le Rsi est un indicateur de vitesse. Il sert à étudier le déplacement d’un actif au fil du temps et à comparer cette vitesse à des phases historiquement comparables.

Pour cela on utilise 2 zones remarquables : une dite de surachat et l’autre de survente.La théorie dit que si le marché monte vite et fort alors il va avoir besoin de consolider et donc c’est une bonne occasion de vendre.
Et si le marché baisse vite et fort alors il va devoir rebondir et c’est donc une bonne opportunité pour acheter.
On a pris l’habitude de considérer que le RSI 14 périodes est suracheté quand il est au dessus de la zone de 70 et qu’il est survendu quand il est en dessous de 30.

Si on applique cette théorie sans autre réflexion qu’est ce que ça nous donne ?

Avant d’afficher le résultat, nous devons d’abord préciser le signal que nous allons utiliser.

Autour de cette zone extrême il y a 2 façons d’agir.

Pour les ordres d’achats :
La première c’est quand l’indicateur passe sous la zone de 30
La seconde, c’est quand l’indicateur après être passé sous 30 repasse au dessus.

La différence essentiel est que dans le premier cas, on achète lorsque le marché descend et le second lorsque le rebond du marché a commencé à impacter l’indicateur et qu’il remonte.
En théorie, la deuxième solution serait meilleure puisque elle permettrait d’éviter de subir la fin de la baisse en intervenant trop tôt.

Si le choix doit être fait à l’achat, il doit aussi être fait quand le Rsi passe au dessus de 70 pour la vente.

Exemple, si on prend la même période sur le CAC avec des paramètres standard de RSI à 14 jours.

Cas 1 on achète quand le Rsi passe sous 30

Cas 2 on achète quand le Rsi repasse au dessus de 30 après avoir été dessous.

Dans cet exemple comparer la différence n’est pas vraiment signifiante mais on comprend qu’elle peut le devenir.

Que disent les tests à long terme ?

Sans aucun gain après 20 ans pour la stratégie 1 alors qu’on a quelques gains pour la stratégie 2 !!! Disons le franchement, le RSI utilisé sur le CAC 40 dans sa forme basique n’est pas intéressant.

Le principal problème est le suivant :

Les signaux ne sont pas assez fréquents. Un Rsi 14 et des seuils à 30 et 70 ne sont pas suffisants. Le modèle prend parfois position pour plusieurs mois sans trouver de condition de sortie valide.

La meilleure illustration est dans la période 2000 à 2003 ou le modèle après être passé à l’achat car le Rsi est passé sous 30, ne trouve jamais de condition pour sortir (et donc ne pas être dans le marché pendant la baisse).

C’est le prix à payer en prenant des décisions sur des seuils fixes qui ne s’adaptent pas à la tendance générale du marché.

Soyez En Phase (Money Management)

A propos de l’auteur: Mikhail Korolyuk trade sur le marché des equity depuis 1995. Il développe des stratégies pour les marchés Russes et Occidentaux. Il considère que la discipline est l’un des facteurs clé déterminant le succès du trader. il est aussi le créateur d’une des premières ressource internet à destination des traders avec Moysha-online. Mr. Korolyuk est l’auteur d’une revue analytique périodique des marchés mondiaux sur le site web www.premierfunds.ru et d’autres médias de masse. L’article original en anglais est disponible ici.

NB: Trading Automatique a programmé cette stratégie de Money Management et l’a rendue compatible avec tous les EAs de Metatrader. Pour plus de renseignements, vous pouvez suivre cette file du forum trading automatique ou me contacter. Les résultats des backtests sont disponibles dans ce nouvel article.

Nous pourrions discuter du pour et du contre du trading systématique pendant longtemps. Mais il est évident qu’il y a un nombre significatif de traders pour qui la seule manière de faire face à leurs émotions et donc survivre sur le marché, est d’utiliser des règles formelles d’ouverture et de clôture de positions. Cependant, l’utilisation efficace d’une approche de trading nécessite de bien connaître à la fois ses avantages et ses inconvénients.

La limitation principale des systèmes de trading automatique est le fait qu’ils sont rentables uniquement sous certaines conditions du marché. Si vous tradez un système de suivi de tendance, il sera inutile dans un marché sans direction; si vous êtes armé d’un système à contre-tendance, vous engrangerez de grosses pertes sur les marché caractérisées de fort mouvement de fond. Même la plus belle femme de France ne peut donner plus que ce qu’elle peut donner (Notes à la traduction: les femmes française sont donc apparemment renommées jusqu’en Russie…). Il existe la même chose avec les systèmes de trading. En tradant avec eux, vous ne pourrez pas gagner plus que ce que le marché vous autorise à ce moment.

C’est pourquoi l’un des éléments le plus important d’un système de trading est le choix du marché à trader, dont leur nature doit correspondre à votre système de trading. Cependant, personne ne vous garantira jamais que la nature du marché choisi ne changera pas plus tard. Par exemple, si vous êtes en train de trader un système de suivi de tendance et que votre marché est subitement rentré dans un range, vous ne réaliserez que pertes sur pertes.

Le dépôt brule comme un feu de de paille attisé par le vent, et le trader désespéré blâme son système pour ses mauvais résultats. Mais la chose qui fait le plus mal est de savoir que on système reprend vie un peu plus tard et et obtient de bon résultats… mais pas à vous.

Il serait assez raisonnable de trader un système quand les conditions de marché y correspondent, et de l’arrêter ou de réduire la taille des positions ouvertes lorsque le marché change.

Mais comment peut on savoir si le marché corresponds à notre système de trading ou non? L’analyse de la courbe de capitale peut nous donner un réponse. Il y a de nombreuses méthodes qui analysent l’efficacité d’un système de trading en utilisant la courbe de capital et nous permettent grâce à cette analyse de filtrer certains trades dont le risque excède les limites déterminées par le trader.

Appliquer ces filtres sur la base de l’analyse de la courbe de capital nous permets de réduire les risques du trading. Cependant, le revers de la médaille est de diminuer la profitabilité du système car l’ensemble des trades a en globalité une rentabilité positive attendue, et que le groupe des trades les plus risqués qui est filtré a aussi un espérance de rentabilité positive. C’est pourquoi le filtrage des trades a pour but de réaliser une diminution asymétrique des risques et du rendement, le risque étant plus réduit que le rendement. La réduction assymétrique du risque améliore l’efficacité du système en baissant la dispersion des résultats de trades et la profondeur du drawdown maximal.

Comme résultat du filtrage correct des trades les plus risqués, un nouveau système de trading voit le jour, pour lequel la rentabilité diminue d’une plus petite valeur que celle des drawdowns. De tels systèmes procurent aux traders différents choix, un étant de considérer que la diminution de la rentabilité a un taux raisonnable pour la diminution des drawdowns. Un autre choix serait d’utiliser un effet de levier plus important avec le nouveau système, ce qui permettrait d’obtenir une rentabilité plus importante avec la même taille de drawdown que l’ancien système sans filtrage.

Nous aimerions offrir à nos lecteurs une méthode qui vous autorise d’évaluer numériquement la correspondance d’un système de trading avec les conditions de marché. La méthode est basée sur la recherche du coefficient de conformité du système de trading en fonction du marché.

Zero Return Curve – courbe de retour zero

Un système de trading qui ne produit ni profits, ni pertes, respecte la condition suivante (prenant en compte les frais de commisison) :

{xtypo_info}%Win * Avg.Win = %Loss * Avg.Loss{/xtypo_info}

où:

  • %Win – poucentage de trades gagnant;
  • Avg.Win – la valeur moyenne d’un trade gagnant;
  • %Loss – pourcentage de trades perdant;
  • Avg. Loss – la valeur moyenne d’un trade perdant.

Puisque %Loss = 100% – %Win, l’expression peut être réécrite de la manière suivante (Formule 1):

{xtypo_info}Avg.Win / Avg.Loss = (100% – %Win) / %Win{/xtypo_info}

En ayant résout cette équation pour les différentes valeurs des %Win et dessinée cette solution dans un graphique, nous obtiendront la “zero return curve”. L’aire dessous cette courbe correspondra aux stratégies de trading perdantes, tandis que l’aire au dessus de cette courbe correspondra aux stratégies de trading gagnantes (Fig. 1).

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Fig.1. Zero Return Curve.

Deux considération sont évidentes ici: tout d’abord, plus les résultats des tests des systèmes de trading sont situés hauts, le mieux c’est. Ensuite, si nous prenons les résultats du système de trading dans une fenêtre de temps mobile, ils “migreront” dans une direction puis une autre jusqu’à parfois même tomber sous la zero return curve. Cette “migration” reflête le degré de concordance aux changements du système par rapport au marché: dans les période de bonne correspondence avec le marché, les résultats seront situés bien au dessus de la courbe tandis qu’ils plongeront probablement sous la courbe lorsque le système s’effondre.

Lorsque l’on choisit un système de trading pour une utilisation réelle, nous voulons généralement que ces paramètres (Avg.Win/Avg.Loss et %Win) soient situés à une certaine distance de sécurité de la zero return curve, afin que les fluctuations des résultats du système ne fassent pas passer le système dans la zone de perte. Cependant, quelle distance peut être considérée comme étant suffisemment sûre. Nous suivons l’approche décrite par Ryan Jones dans son livre “The Trading Game”: “The standard for a very good system is to generally take a 10 percent lower winning percentage while maintaining a 1.0 better win/loss ratio over the breakeven point. If this combination exists, you are about as close to a Holy Grail strategy as you are going to get.”

Exprimons le critère de sécurité dans la formule suivante:

{xtypo_info}Avg.Win/Avg.Loss = (100% -( %Win-10%)) / (%Win-10%) + 1{/xtypo_info}

Résolvons maintenant cette équation et dessinons les valeurs de la courbe de sécurité obtenue (Fig. 2) :

pic2_1_1
Fig. 2. Zero Return Curve et Courbe de Sécurité.

Dans la Fig. 2, deux courbes qui respectent les critères précédents sont tracées ce qui crée trois zones: la zone de trading relativement sécurisée au dessus de la courbe de sécurité, la zone rentable mais plus risquée entre les deux courbes et enfin la zone de perte en dessous de la courbe de zéro retour. Voyons comment nous pouvons utiliser ces aires détectées afin d’utiliser les stratégies de trading de manière optimale.

Trading System Safety Factor – Facteur de Sécurité d’un Système de Trading (TSSF)

 

Pour évaluer numériquement juqu’à quelle degré un système de trading est sûre, nous utiliserons une fenêtre temporelle de N trades et les valeurs de Avg.Win/Avg.Loss et %Win à l’intérieure de cette fenêtre. Dans cet article, la fenêtre est déterminée à 20 trades, donc, lorsque nous parlons des résultats actuels d’un système , nous évoquons les Avg.Win/Avg.Loss et %Win déterminés par les résultats des 20 derniers trades. Cependant, la taille de la fenêtre peut varier de ce nombre pris aléatoirement.

Il est préférable de choisir une fenêtre temporelle sur la base des meilleurs/pires séquences historiques de trades, c’est à dire que si la plus grande série de trades gagnant est de 9, de pertes est de 4 et le %Win est égal à 60%, alors il n’y a pas de raison d’utiliser une fenêtre plus petit que 23 1.5*9/0.6 (ou 30=2*9/0.6). (Une remarque de Sergey Fishchenko (alias FSV)).

Connaissant la valeur de %Win pour les 20 derniers trades, nous pouvons utiliser la formule du dessus pour obtenir la valeur de Avg.Win/Avg.Loss qui correspondrait à la courbe de sécurité. Nous déterminons le ratio entre la valeur réelle de Avg.Win/Avg.Loss pour les 20 derniers trades et la valeur de Avg.Win/Avg.Loss de “sécurité” appelée Facteur de Sécurité du Système de Trading (TSSF).

Pour calculer le TSSF, nous pouvons utiliser la formule suivante :

{xtypo_info}Avg.Win / Avg.Loss ((110% – %Win) / (%Win-10%) + 1){/xtypo_info}

Il est clair que plus la valeur du TSSF est haute, plus le système était profitable récemment et donc le plus il correspondanit au marché. Si le TSSF chute en dessous de 1, cela signifie qu’il s’est déplacé dans la zone de trading à risques. Si les valeurs sont encore plus basses, alors le système s’est déplacé dans la zone de perte. Cependant, nous sommes intéressés à seulement une chose: est ce que le système est situé dans la zone de trading sûre ou non? En relation à cela, nous pouvons utiliser plusieurs stratégies de trading. Considérons quelques alternatives possibles.

Théoriquement, lorsque nous trouvons les résultats actuels d’un système de trading dans chaque zone, nous pouvons déterminer le volume de positions de la mnière suivante :

  1. pour ouvrir une position avec le plus grand effet levier possible.
  2. pour ouvrir une position avec tout le capital disponible sans levier.
  3. pour ouvrir une position en proportion du TSSF.
  4. pour ne pas ouvrir du tout de positions.

Il y a d’autres alternatives possibles, mais nous considèrerons ici seulement ceux de la lsite ci-dessus. Rapellez vous que nous sommes seulement intéressés à savoir si nous sommes dans la zone de trading “sûre” ou pas. Ensuite, après avoir écarté certaines alternatives non raisonnables (par exemple ouvrir une position utilisant le maximum de crédit en étant au dessous de la courbe de sureté, ou ne pas ouvrir de position lorsqu’on y est en dessus), nous obtiendront les combinaisons suivantes :

Nb Stratégie Ouverture position au dessus courbe de sécurité Ouverture de position en dessous courbe de sécurité
1 Avec le levier maximum Avec le levier maximum
2 Avec le levier maximum Avec le capital entier sans levier
3 Avec le levier maximum En proportion du TSSF
4 Avec le levier maximum Ne pas ouvrir de position
5 Avec le capital entier sans levier Avec le capital entier sans levier
6 Avec le capital entier sans levier En proportion du TSSF
7 Avec le capital entier sans levier Ne pas ouvrir de position
8 En proportion du TSSF Avec le capital entier sans levier
9 En proportion du TSSF En proportion du TSSF
10 En proportion du TSSF Ne pas ouvrir de position

 

Deux des stratégies listées n’utilisent pas la courbe de sécurité et, c’est pourquoi, ne peuvent pas être considérées comme un groupe de contrôle. C’est la stratégie 1 ouvrant une position dans chaque cas avec le capital entier et le levier maximum, et la stratégie numéro 5 utilisant dans chaque cas le capital entier sans levier.

Regardons comment ses stratégies fonctionnent dans un exemple réel. J’utilise un système basé sur les cassures de résistance de l’échelle de temps H1. Ce système est réalisé pour ne prendre que des positions long et es tradé sur un portefeuille de 8 actions russes du MICEX ((RAO UES of Russia, Sberbank, Rostelecom, NorNickel GMK, LUKoil, Surgutneftegaz, Yukos, et Tatneft)) avec les même paramètres. Dans les Fig. 3 et 4, les valeurs des %Win et Avg.Win/Avg.Loss sont données pour la pèriode allant du début de 1998 à la mi-juin 2002 avec une fenêtre de 20 trades.

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Fig. 3. Valeur changeante du %Win.

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Fig. 4. Valeur Changeante de Avg.Win/Avg.Loss.

Caculons le TSSF en utilisant la formule ci dessus – cf Fig.5:

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Fig. 5. Les valeurs du TSSF.

 

Il faut rappeler que si la valeur du TSSF est inférieure à 1, le système quitte la zone de trading relativement “sûre”. La figure montre de manière évidente le fait énoncé précédemment : vous ne pouvez gagner des profits de manière continue sur le marché. Le facteur de sécurité de ce système était inférieure à 1 pendant certaines périodes qui correspondaient aux dradowns du compte (Fig. 6):

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Fig.6. Drawdowns du Système de Trading.

Maintenant, essayons de voir s’il est possible de réaliser la réduction asymétrique des risques du système de trading en utilisant les stratégies vues plus hauts. Comme exemple de la méthode à mettre en place, comparons les stratégies 5 et 7. La stratégie 5 implique de réaliser les achats avec tout le capitale disponible (étant donné qu’il y a 8 actions dans le portefeuille, 1/8 du capital est utilisé pour chaque achat). La stratégie numéro 7 implique d’acheter avec tout le capital si le TSSF > 1 et ne pas acheter du tout si TSSF <1.

Les statistiques du système de trading utilisant ces stratégies sont résumées dans le tableau ci dessous :

Paramètre Stratégie 5 Stratégie 7
Nombre de trades 664 366
Retour (sans réinvestment) +230% +172%
Maximal drawdown – 10.2% – 4.7%
Taux  Retour/Maximal DD 22.6 36.6

 

La stratégie 7 aboutit donc bien à la réduction dissymétrique du retour et du risque: le risque diminue plus fortement que le retour (cf le taux Retour/Maximal DD).

Les traders conservateurs peuvent être satisfaits de cette diminution du risque. Quand aux plus agressifs, ils pourront utiliser un effet de levier avec la stratégie numéro 7. Les résultats de l’utilisation d’effets de levier sont visibles dans le tableau suivant :

Paramètre Stratégie 5 Stratégie 7 Stratégie 7
levier 1.5
Stratégie 7
levier 2
Nombre de trades 664 366 366 366
Retour (sans réinvestment) +230% +172% +250% +354%
Maximal drawdown – 10.2% – 4.7% – 7.54% – 10.59%
Taux  Retour/Maximal DD 22.6 36.6 33.2 33.4

 

La stratégie de trading 7 avec l’effet de levier 1.5 nous permets d’obtenir le même retour que la stratégie 5 mais avec un risque moindre.Le levier de la stratégie 2 procure avec un risque identique au premier, un retour 50 % plus important que la stratégie initiale.

Nous avons donc considéré seulement une alternative à la stratégie utilisant le TSSF qui filtre les trades avec un TSSF < 1. Nous obtenons alors 3 stratégies de Money Management :

  1. réduction à la fois du risque (dans une plus grande mesure) et des retours.
  2. réduction du risque pour des retours identiques.
  3. augmentation des retours pour un risque identique.

Un trader peut choisir parmi ces trois versions celle qui correspond le mieux à ses attentes. Une analyse complètede toutes les stratégies avec leurs caractéristiques spéciales peut prendre beaucoup de temps. Cependnt, l’information résultant d’une telle analyse peutêtre très importante et utile. Vous pouvez pratiquement toujours trouver une telle version de Money Management qui amméliorera la version initiale. Vous devriez avant tout réaliser qu’un trader ne doit pas toujours trader de la même manière indépendamment des conditions de marché.A l’opposé, prendre en considération les phases du marché et les relations existantes avec les méthodes de trading utilisées, rendra votre tading plus flexible avec un plus fort rendement ou des risques amoindris.

Article Original: http://championship.mql4.com/2008/news/366
Auteur: Mikhail Korolyuk
Traduction: Nicolas Vitale
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Hébergement VPS pour EA

 

 

De plus en plus de traders se tournent vers les systèmes de trading automatique qui utilisent des plateformes variées dont les plus répandues sont Metatrader, TradeStation, NinjaTrader, etc.

Le bon fonctionnement de ces méthodes dépendent de trois choses :

  • Un système gagnant
  • Une connexion Internet solide
  • Une alimentation électrique avec redondance
  • Un ordinateur fiable

 

Il est assez difficile de créer sa propre stratégie de trading pour prendre le risque de perdre des opportunités de trades ou risquer des pertes à cause d’une coupure Internet ou d’électricité. Les problèmes de connectivité et d’alimentation électrique sont un véritable cauchemard pour tous les traders utilisant des systèmes automatisés… Mais il existe heureusement des solutions pour rendre ce risque négligeable.

De manière similaire, le risque est le même avec un ordinateur pas très fiable pouvant tomber en panne assez fréquemment, se faire pirater suite à des lacunes en sécurité informatique, etc. Et ne parlons pas de l’ordinateur “emprunté” par Téo, 8 ans, pour jouer au “roi lion” avec le petit voisin au moment de la prise de décision de la FED de modifier les taux directeurs…

Un autre soucis du trader est le suivi de son système lorsqu’il n’est pas chez lui. A moins que vous soyez un informaticien averti, vous aurez difficilement accès à l’ordinateur faisant tourner le système lorsque par exemple vous êtes au travail. Mais là aussi, il existe une solution à ce problème.

Le nom de cette solution est un VPS: Serveur Privé Virtuel. En quelques mots, c’est un serveur hébergé par un professionnel et partagé par plusieurs utilisateurs pour réduire les coûts d’exploitation. Un utilisateur ne peut pas accéder bien sûr à la session d’un autre utilisateur.Du pont de vue de l’utilisateur, le VPS est un ordinateur auquel on peut se connecter à distance via Internet et qui dispose d’un environnement professionnel. Une fois que vous possédez un compte, vous pouvez vous connecter au VPS comme vous vous connectez à votre propre ordinateur. Mais le gros avantage est que vous n’avez pas besoin de votre propre ordinateur, alimentation électrique ou connexion Internet.

Voici une solution permettant de faire fonctionner par exemple des plateformes Metatrader et leur EA sur le marché du forex. Ainsi qu’une autre ici low cost mais qui est à réserver que pour les tests et non le trading réel.

Cette solution abordable peut même vous donner assez de puissance pour faire tourner simultanément jusqu’à 16 plateformes de trading Metatrader ainsi que n’importe quelle autre plateforme.

Les avantages  sont :

  • Vous pouvez faire tourner autant de plateformes que voulu.
  • Vous pouvez accéder à n’importe quelle plateforme de trading de n’importe quel ordinateur du monde (incluant les BlackBerry, iPhone et Windows Mobile).
  • Vous n’avez pas à faire fonctionner votre ordinateur 24/7.
  • Vous n’avez pas besoin de vous occuper de votre ordinateur, de la connexion internet et électrique 24h/24 et 7 jours/7.
  • Un accès plus rapide à votre broker lors des passages d’ordre.
  • Un support par mail ou chat 24/7.

 

Les fonctionnalités incluses sont:

  • Zéro coupure dans la mesure du possible (redémarrage automatique de la plateforme en cas de reboot).
  • Tout est préinstallé sur l’ordinateur.
  • Compatibilité avec tous les brokers proposant MQL4.
  • Vous pouvez faire fonctionner d’autres programmes que Metatrader comme WHS ProStation par exemple.
  • Une garantie de remboursement après un essaie de 30 jours.

 

Vous avez un accès administrateur complet à partit du “Remote Desktop” qui permets de controller complètement le système. Même si vous rebootez le serveur, la plateforme Metatrader redémarrera automatiquement. Votre robot de trading sera toujours actif… même lorsque vous serez passif.

Plusieurs offres à différents prix orientées trading sontdisponibles ici :

 

Chez CNS, à noter les offres Trader VPS Standard et la Rolls Royce, l’offre Market Maker. CNS datacenter UK2 est le fournisseur conseillé pour LMAX. Latences disponibles par ici.

Lien vers la FAQ ForexVPS du Forum.

Vous pourrez trouver ici des VPS à prix réduits mais orientés hébergement Web, c’est à dire sans les sécurités nécessaires au trading réel. Ceci ne les rends pas incompatible à l’hébergement de programmes de trading mais je les recommande seulement pour tester le concept ou pour du trading en mode démo.