Quelles sont les grandes tendances à venir pour le trading des particuliers ?

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Cet article est un article invité, écrit par Vincent Fritsch du blog http://www.blog-trading.fr/

Prenons un peu de recul et de perspective, même si nous avons tous tendance à avoir le nez collé sur nos écrans et nos graphiques.
De mon point de vue, le monde des investisseurs actifs est en plein bouleversement. Le fait que notre petite planète ressemble de plus en plus à un grand village grâce à l’Internet va révolutionner les usages des particuliers qui sont prêts à investir activement leur capital disponible.

J’ai écrit cet article pour vous proposer les grandes tendances qui vont faire bouger ce petit monde en pleine mutation …

1ere tendance : l’investisseur actif est de moins en moins seul

Définitivement révolue cette période où le particulier prêt à investir en bourse n’écoutait que les conseils de ces proches (l’oncle Marcel qui connaissait les bonnes actions à acheter) ou de son banquier. De nouveaux médias et l’internet fournissent d’ores et déjà une quantité phénoménale d’information, plus ou moins valable, pour aider à la décision.

L’investisseur qui a envie d’apprendre a en effet de plus en plus de possibilités d’apprendre les mécanismes de cette activité : blogs, sites d’informations, formations présentielles ou online, les opportunités d’apprendre ne manquent pas pour ceux qui sont prêts à investir un peu dans la formation. De plus, rien n’est plus facile, si l’anglais est compris, de prendre des conseils de traders anglo-saxons (les premiers sur le créneau) et peu importe où ils se trouvent : Londres, New-York, Hong-Kong ou Sydney, l’internet ne dort jamais.

Pour les investisseurs qui, de chez eux, veulent ressentir l’adrénaline des salles de marché, il sera aussi de plus en plus simple d’avoir l’impression d’être au coeur d’une salle, même de chez eux, grace à la mise en relation par Internet. Le “maître de cérémonie”, en général trader expérimenté, pourra commenter l’évolution des cours en live, les annonces importantes du marché et prodiguer quelques bons conseils en direct, voire partager son écran avec l’assistance. Ce principe est déjà bien en place, disponible sous forme d’abonnement, et cela donne apparemment de bons résultats.

Mais mieux que toutes ces sources d’informations, les investisseurs actifs (mais fainéants) ont maintenant la possibilité de copier les ordres d’achat ou de vente de personnes qui affichent de bons résultats. Beaucoup de brokers ou de providers de services fournissent maintenant cette fonctionnalité. Il suffit d’avoir la bonne plateforme technique, de choisir le profil de la personne en qui on a le plus confiance, et cela grace à une batterie de statistiques disponibles, et on choisit de le suivre, quasi aveuglément. Et tout le monde est a priori gagnant (si le provider de signaux fait les bons choix) : le particulier copieur qui gagne de l’argent grace à ses trades gagnants, le copié qui prend une commission, le broker qui prend également sa commission. Reste à sécuriser la technique si on décide de faire la copie en full-automatique, pour avoir confiance en elle en toutes circonstances (que se passe t’il si la plateforme n’exécute pas exactement les ordres copiés) et de mettre ce processus sous contrôle en vérifiant fréquemment les performances de son gourou.

2eme tendance : l’investisseur sera de mieux en mieux informé – et c’est tant mieux !

La guerre commerciale fait actuellement rage entre les brokers. Et cette concurrence très forte entre acteurs oblige à de la transparence. Aujourd’hui on peut regretter que certains ne jouent pas complètement le jeu et continuent leur petits mensonges ou imprécisions, mais la tendance est bien là. Nous sommes entrés dans l’ère de la transparence et de l’information (il n’y a qu’à constater ce que la concurrence à permis dans le monde des mobiles). Et de nouveaux modèles voient le jour …

Grâce à toute cette information, l’investisseur mieux éduqué et sensibilisé pourra faire le tri entre les différents messages marketing et positionnement des brokers et fournisseurs de services. Et il sera de plus en plus facile aux investisseurs de se tourner vers les brokers sérieux. Les autres disparaîtront nécessairement. Finies les requotes et les slippages des brokers qui jouent contre leurs clients ?

De la même façon, tous ceux qui voudront vendre du service comme on a pu le voir juste avant dans l’article (fournisseurs de signaux, de conseils, de formations) devront montrer patte blanche. L’investisseur qui sera de mieux en mieux averti pourra également être plus exigeant sur le track record d’un gourou qui propose ses services. Un conseil : si vous avez des idées pour “certifier” les résultats en trading, il y a un beau business à monter. Le marché aura de plus en plus besoin d’être sur que les personnes en qui ils font confiance méritent cette confiance. Ces derniers auront besoin d’une preuve sociale et tangible, pour montrer qu’ils ne sont ni des tricheurs, ni des imposteurs.

3eme tendance : l’investisseur automatisera de plus en plus ses prises de décision sur les marchés

Pour moi, c’est une évidence. Le trading manuel, au “feeling”, ne disparaîtra jamais certes, mais la proportion d’ordres pris automatiquement par les particuliers sera de plus en plus importante. Toutes les raisons citées auparavant expliquent en partie ce mouvement. L’autre raison fondamentale et que le trading automatique permet de limiter les risques pris par un humain dans l’exécution d’un trade. Qui sait mieux qu’un programme calculer proprement le risque ?

On peut également prévoir que les plateformes techniques de trading fourniront de plus en plus de possibilités de faire du trading automatique, tout en intégrant les possibilités de faire du trading social (avoir son groupe d’amis traders, savoir en live ce qu’ils font, leur sentiments ….). Trading automatique et trading social sont sur deux trajectoires fortement imbriquées.

Une autre idée de business : si vous mettez sur le marché un produit qui, à partir d’une stratégie de trading décrite en langage naturel, fournit un langage informatique compréhensible par les plateformes de trading automatique, vous aurez de fortes chances d’intéresser du monde.

Il est aussi fort possible que les plateformes de trading automatiques pour particuliers suivent ce qui est mis en oeuvre chez les professionnels : la possibilité de mettre son robot pour particulier au coeur des marchés, avoir des plateformes minimalistes pour gagner en rapidité. Bref, faire comme les grands du secteur.

Et pour finir

Je n’ai pas évoqué dans cet article le canal d’investissement classique que sont les sociétés de gestion. Mais elles aussi vont surement connaître des mutations très fortes (changement de législations, contraintes règlementaires plus fortes …).
Nous ne sommes qu’au début d’une révolution dans ce domaine. Ce qui est sur, c’est que les opportunités de trader ne manqueront jamais, et l’investisseur sera de plus en plus aidé pour y arriver.

Reste à espérer que les excès de certains insiders de la finance ne dégoûteront pas définitivement les particuliers.

Connaissez-vous vraiment les martingales?

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Note: Cet article invité a été rédigé par Vincent Fritsch de blog-trading.fr

La martingale fait l’objet de nombreux fantasmes dans le monde du trading, passant du statut de système miraculeux apportant prospérité et richesse pour certains à celui qui prouve que le trading est tout simplement du pur casino. Il vous suffit d’aller sur les nombreux forums de bourse ou de trading et de rechercher le mot martingale et vous aurez une idée des polémiques dont le sujet est à l’origine.

Je m’attends donc à ce que cet article déclenche de nombreuses réactions … Pas grave, allons-y …

La martingale est apparemment une invention française, en tout cas, c’est ce que l’on lit quand on fait quelques rapides recherches. C’est sans doute parce que nous, les français, nous n’aimons pas perdre (que ce soit au casino ou aux jeux olympiques – n’est-ce pas messieurs les anglais ? … passons ) et nous avons donc imaginé un système qui théoriquement ne fera jamais de nous des perdants. Sacrés français …

 

C’est quoi une martingale ?

 

Le principe est simple : dans le cas où nous sommes perdants à un jeu (pile ou face, roulette, black jack, futures …), nous continuons à jouer en augmentant la mise en espérant gagner le coup suivant de façon à récupérer toutes nos mises précédentes qui ont été perdantes. Pour reformuler, dans le cas d’une série de coups perdants successifs, nous misons toujours plus dans l’espoir de gagner, et que ce coup gagnant couvre toutes les pertes antécédentes.

Plusieurs conséquences immédiates que l’on peut déduire de ce fonctionnement :

– Du moment où on adopte ce système, en cas de pertes, on doit accepter de perdre toujours plus dans l’espoir de gagner un seul coup par la suite. Cela veut dire que l’on doit avoir les ressources nécessaires pour continuer à miser si on subit une grosse série de pertes ;

– La martingale est donc un système qui marchera à tout coup, si le joueur a des ressources illimitées. Dans le cas contraire, il existe un risque que la série de pertes soit suffisamment longue pour volatiliser le capital du joueur.

 

Prenons l’exemple d’une martingale appliqué à un pile/face et où la mise initiale est de 1.

 

Dans le cas d’une suite sans discontinuer de coups perdants, les mises successives pourront être les suivantes : 1 2 4 8 16 32 64 128 256 512 1024, … chacun des termes de cette suite étant obtenu en doublant le terme précédent.

Quelques remarques immédiates :

– Cette suite comporte une propriété remarquable à savoir que si on fait le calcul suivant : le niéme terme moins la somme des (n-1) précédents,  on obtiendra 1, le montant de notre mise initiale. Par exemple, 128 – (1 + 2 + 4 + 8 + 16 + 32 + 64) fait 1. En suivant cette suite le joueur est donc capable de récupérer sa mise initiale en ayant finalement un coup gagnant ;

– Au bout du 10éme coup perdant successif, le joueur doit miser 512 pour récupérer sa mise initiale de 1, ce qui fait un très gros risque par rapport au gain escompté.

Ce jeu en vaut-il donc vraiment la chandelle ?

 

La martingale appliquée au trading

 

Ce que l’on vient de décrire peut être tout à fait appliqué au trading dans le cas où l’on a un reward/risk de 1, c’est-à-dire que l’on place son take profit a la même distance de son Stop Loss par rapport au point d’entrée du trade (modulo les commissions).

Ce genre de système peut être très facilement programmable car les robots et leurs concepteurs adorent gérer des algorithmes de calcul de taille de position.

Mais attention, si vous testez un tel système sur votre marché préféré, il est très fortement probable que votre capital sera soufflé en peu de temps. En effet, en plus des pertes successives, votre compte devra couvrir les appels de marges demandés par votre courtier. Votre capital se trouvera ainsi entre l’enclume (les pertes) et le marteau (appels de marge). La fin de l’histoire est hautement prévisible …

Seulement, voilà, je vais vous apprendre quelque chose (ou pas), le trading n’est pas un casino ou l’on joue au rouge/noir ou à pile ou face.

En particulier, on peut imaginer des systèmes qui ont un reward/risk supérieur à un, et rien qu’en faisant cela, on change un peu le visage de la martingale. De plus, vos setups préférés peuvent mettre les statistiques un peu de votre côté…

 

Prenons par exemple un système où on a déterminé un reward/risk de 2.

 

Quelques petites formules simples sous Excel nous donnent  par exemple les coefficients suivants :

1 3 4 6 9 14 21 31 47 70 105 158 237 355 533 799 1199.

La propriété principale de cette suite est que la somme des n-1 premiers termes est inférieure au double du nième terme (parce que l’on a fixé un reward/risk de 2).

Pour illustrer : (1 + 3 + 4 + 6 + 9 + 14) = 37 < 21 * 2

Ainsi la progression des mises existe toujours, mais elle est beaucoup plus faible que celle avec reward/risk de 1.

Faisons le même exercice avec un reward/risk de 3.

On obtiendra par exemple : 1 2 3 4 5 7 9 12 16 22 29 39 52 69 92 123 164

Voici un tableau et des graphes avec 4 configurations (R/R = 1, 2, 3, 4)

 

martingale trading

 

Pour chacune des lignes, le cumul est inférieur au coefficient suivant multiplié par le R/R.

 

martingale trading

 

Les mêmes courbes en échelle logarithmique.

 

martingale trading


Que peut-on en déduire de tout cela pour un système de trading ? Quelques pistes :

 

– que le levier du reward/risk permet de maîtriser l’envolée des mises successives en cas de pertes ;

– que le trader peut facilement adapter ce levier en fonction des conditions de marché. Par exemple s’il y a une forte volatilité, on pourra diminuer le reward/risk et si le marché est en tendance on pourra augmenter celui-ci ;

– que le trader a également la possibilité d’adapter son SL en fonction des conditions de marché.

Bref, le trader qui connait son marché a quelques degrés de liberté pour mettre en place une martingale adaptée aux conditions de ce marché et limiter ainsi les risques.

 

On peut tout à fait imaginer que lorsque le trader entrera en position en ayant l’idée de suivre une martingale, il pourra étudier le marché pour :

– Fixer son SL

– Fixer le reward/risk et par conséquent son TP et sa suite de coefficients

– Fixer son lot initial en fonction d’un risque initial qu’il aura prédéterminé.

Je ne parle même pas des setups d’entrée qui font que les statistiques sont un peu de notre côté…

Et mon petit doigt me dit que toute cette mécanique est un terrain de jeu rêvé pour tous les programmeurs d’experts advisors … n’est-ce pas ?

 

Remarque finale

 

Je vois déjà venir vos commentaires passionnés et rageurs !

Je tiens à écrire que je ne pousse personne à prendre des positions réelles en suivant une martingale. L’objet de cet article était simplement pédagogique. Je n’encourage  personne à l’appliquer dans un système réel. Tous ceux qui le feront doivent mesurer les risques encourus.

Je voulais simplement exprimer certaines idées sur les martingales, car elles sont très fréquemment utilisées dans les robots « miracle » qui peuvent être mis en vente dans cette grande foire qu’est le web, et que malheureusement, les martingales sont plus l’objet de fantasmes que de maîtrise rationnelle. Alors qu’il y a un beau terrain à explorer …

 

Vincent Fritsch de blog-trading.fr

Troisième étape étape, le passage en réél

 

traders mag

Nous publions désormais mensuellement sur TRADERS’ France une série intitulée “En route vers le trading automatique“.

Février 2012: “Trading Automatique, premiers constats“.
Mars 2012: Les prérequis du trading automatique
Avril 2012: Première étape, la conception d’une stratégie sur papier et les tests de validation
Mai 2012: Deuxième étape, la  recherche de profitabilité

Ce mois-ci, il s’intitule: “Troisième étape étape, le passage en réél“.

“Dans les articles précédents, nous nous sommes intéressés à différents aspects de la mise en place de systèmes de trading automatique. A ce stade-ci, nous avons analysé les avantages et inconvénients du tout automatique, les compétences et le matériel à avoir, l’écriture d’un système et sa validation ainsi que les façons de l’optimiser. Dans cet article, nous ferons comme hypothèse que nous avons en notre possession un système fiable, validé par des tests et pourquoi optimisé. Le reste sera donc consacré à la mise en production du système en notre possession.

De nombreux traders pensent qu’une fois arriver à ce stade, le reste n’est plus qu’..”

Téléchargez l’article “Troisième étape étape, le passage en réél” (nécessité de s’enregistrer gratuitement ici)

Deuxième étape, la recherche de profitabilité

 

traders mag

Nous publions désormais mensuellement sur TRADERS’ France une série intitulée “En route vers le trading automatique“.

Février 2012: “Trading Automatique, premiers constats“.
Mars 2012: Les prérequis du trading automatique
Avril 2012: Première étape, la conception d’une stratégie sur papier et les tests de validation

Ce mois-ci, il s’intitule: “Deuxième étape, la  recherche de profitabilité“.

“L’article du mois précédent concernait la mise sur papier d’un système de trading et la validation du code via des tests sur des données historiques. L’étape de validation est bien souvent intrinsèquement liée à l’analyse des performances du système sur un horizon de temps passé. Dans cet article, je vais décrire les différents concepts importants concernant la mise en place de cette analyse et décortiquer certaines erreurs commises régulièrement.

La première façon d’évaluer un système de trading automatique consiste à…”

Téléchargez l’article “Deuxième étape, la  recherche de profitabilité” (nécessité de s’enregistrer gratuitement ici)

Première étape, la conception d’une stratégie sur papier et les tests de validation

 

traders mag

Nous publions désormais mensuellement sur TRADERS’ France une série intitulée “En route vers le trading automatique“.

Février 2012: “Trading Automatique, premiers constats“.
Mars 2012: Les prérequis du trading automatique

Ce mois-ci, il s’intitule: “Première étape, la conception d’une stratégie sur papier et les tests de validation“.

Le trading automatique n’est pas totalement différent du trading discrétionnaire lorsque l’on évoque la conception de la stratégie à mettre en place. Dans les deux cas, un certain nombre de décisions doivent être prises avant la mise en production du système. Ainsi, le trading automatique ne dispense pas le trader de réfléchir à un money management, à créer des modèles de trading, à se demander quels instruments utiliser,… Toutefois, le langage d’un trader discrétionnaire sera bien différent du langage que comprend un ordinateur et surtout la logique d’explication doit bien souvent être adaptée. Dans le cadre de ce troisième article de la série « En route vers le trading automatique », je vais expliquer comment écrire une stratégie de trading automatique et comment la valider via des tests historiques.

Un ordinateur est un être binaire : il ne comprend que le oui ou non ; le « peut-être » n’a pas de place dans le trading automatique. Fort de ce constat, …

Téléchargez l’article “Première étape, la conception d’une stratégie sur papier et les tests de validation” (nécessité de s’enregistrer gratuitement ici)

Les prérequis du trading automatique

 

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Nous publions désormais mensuellement sur TRADERS’ France une série intitulée “En route vers le trading automatique“.

Le premier article publié dans le numéro de février 2012, s’intitule “Trading Automatique, premiers constats“.

Ce mois-ci, il s’intitule: Les prérequis du trading automatique.

Dans l’imaginaire collectif, le trading automatique fait référence à un art inaccessible pour les particuliers, ceux-ci s’imaginant que cette pratique requiert des compétences techniques importantes et des ressources financières que seuls les institutionnels peuvent mettre sur la table. Or, il en est rien…

Le trading automatique grâce à l’évolution technologique de ces dernières années devient de plus en plus accessible pour les particuliers. Cette activité est avant tout une affaire d’informatique. L’ordinateur sera votre outil de travail indispensable et à ce titre il doit avoir dans l’esprit du trader la place qu’il mérite au même titre qu’un entrepreneur recrutant son premier employé.

Il doit se poser les questions suivantes et surtout savoir y répondre : de quoi a-t-il besoin pour bien effectuer son travail? Que me coute-t-il? Que peut-il faire? Comment lui faire comprendre mes besoins? Comment réagir si un jour il tombe malade? Cette dernière interrogation est souvent celle qui est la plus oubliée mais est certainement la plus importante à avoir en tête. En effet, une perte de connexion internet ou une coupure d’électricité avant le placement d’un stoploss peut avoir des répercutions fatales sur un compte de trading.

Dans cet article, je vais aborder les différents prérequis pour commencer dans cette activité en toute sécurité et me concentrer surtout sur l’importance de la sécurité de la connexion internet.

Téléchargez l’article “Les prérequis du trading automatique” (nécessité de s’enregistrer gratuitement ici)

Trading et accidentologie !


Réussir en trading

La réussite en trading, quelle que soit votre définition personnelle de cette finalité, n’est pas vraiment une question de chance, de potentiel ou de fatalité (si absence de réussite). Il s’agit davantage d’une question de travail, de réflexion, d’observation, mais aussi de méthode, de processus d’évaluation et de validation, et enfin de discipline dans l’action. Bien évidemment, je vous propose ici ma définition. Libre à vous de partager la vôtre. En effet, je pense que tout individu en quête d’adrénaline, de sensations fortes, d’explosions de joie et de colère, vivra surement en trading des moments très intenses, voire inoubliables, mais surement très coûteux et in fine terriblement douloureux. Pour les sensations fortes, sans la douleur, le saut en parachute, avec un parachute et accompagné d’un professionnel, me semble beaucoup plus adapté. Ou alors, pourquoi pas un tour de « grand huit », qui, à l’instar du trading, vous impose de payer un nouveau droit d’entrée à chaque nouveau tour?

Ne confondez pas ProRealTime, ProStation et PlayStation… Défoulez-vous dans un univers ou le « Game Over » est sans conséquence sur votre portefeuille et votre moral, ou la frustration de l’utilisation répétitive de la fonction ‘Replay’ ne dure qu’un instant. Certes le « Paper Trading », ou « trading simulé » peut aussi être une alternative…en réponse aux compulsions d’un égo impatient. Toutefois, quelle frustration si vous accumulez des gains virtuels importants… Quelle colère de n’être riche que dans « trade ville ». Le syndrome de « second life » vous guette et nul doute que vous serez alors tentés de passer rapidement en réel en augmentant la mise… pour rattraper votre retard. Si telle est votre réaction, et que votre premier trade en réel est gagnant…, alors prenez le pactole et fuyez vos écrans !! Vous aurez certes à gérer la frustration de ne pas avoir « misé » dix fois plus, ce qui est beaucoup plus agréable que de gérer celle d’avoir tout reperdu par cupidité. Enfin, facile à dire puisque nous ne nous en rendons compte qu’au deuxième tour, après avoir tout perdu.

Oui, bien évidemment… « Pas vu, pas pris… », Oui… « Pas vendu, pas perdu »… Certes… mais après quelques pirouettes et tirades de café,  la sanction tombe, tôt ou tard. Et le compte des résultats, inévitable à la fin de la journée est navrant. Comment ai-je pu perdre autant? Pourquoi n’ai-je pas dépensé mon capital autrement? Plus intelligemment !! Vous vous reconnaissez ? Moi aussi…

La simplicité du constat est à la portée de tous… Alors comment faire? Je vous propose une tentative d’explication.

La ceinture et les bretelles

Vous pourriez longuement débattre de la répartition, mais j’ose penser que vous serez d’accord avec l’idée que réussir en trading c’est combiner la réflexion a priori (70%), la prise de position (5%), et la réflexion a posteriori (25%). La troisième étape est quasi totalement ignorée de la majorité des traders. C’est pourquoi je choisis de la laisser de coté. Peut-être un sujet à part entière pour un article à venir.

Concentrons-nous alors sur les 75% restants. Si vous considérez un trade perdant comme un accident, alors je vous propose la représentation suivante de l’accidentologie ! (J’ai emprunté et quelque peu modifié l’image de fond. Mes remerciements à son concepteur).

Lorsque vous prenez une position sur les marchés, c’est un peu comme si vous participiez à une course d’orientation avec l’ennemi. Vous pouvez vous aventurer la fleur au bout du fusil, ne prendre qu’une balle dans le pied, ou encore vous faire tuer. Vous pouvez aussi vous munir d’un équipement approprié à l’environnement, d’une carte, d’une boussole et préparer votre bataille. En d’autres termes,  vous avez le choix entre 3 possibilités, illustrées ci-dessus.

Dans tous les cas, vous passez par les cases « Emotions » et « Stratégie ». Plus précisément vous passez au travers, consciemment ou non, car il s’agit de parois sous-jacentes, fines et floues. Nous ne pouvons pas faire sans elles… Et trop souvent, pour simplifier, l’échec en trading se résume au cocktail suivant « Trop d’émotions + Trop peu de stratégie »

Non, non !! Me direz-vous ! Avec un robot de trading, j’exclue les émotions. Ah bon ? Donc aucune joie à l’issue de la première journée de fonctionnement ! Aucune colère lors du premier bug ? Aucune peur à l’idée que ce robot bug et dilapide tout votre capital ? Bref, Trading = Emotions !

Coté stratégie, nous ne pouvons pas faire sans… non plus. Vous êtes dubitatifs ? Alors considérez l’absence de stratégie comme une stratégie. Undecided

La ceinture

Pour une grande majorité de traders, l’échec en trading résulte de l’économie de la réflexion a priori et de la mise en place d’une stratégie. Pourquoi ? Parce qu’une telle réflexion est contraignante, et aussi parce que parfois c’est le premier niveau d’incapacité du trader débutant. Face à l’effort requis et l’attente nécessaire à la mise en place d’une stratégie gagnante, la réponse impulsive sous l’autorité de l’impatience et des émotions est de passer à l’action. « J’vais commencer petit et on verra bien ». Si c’est ce que vous pensez, alors retournez à la case émotions, et demandez-vous ce que vous êtes venus chercher sur les marchés financiers… un gain en capital mesuré en réponse à une réflexion approfondie et validée, ou alors du fun et des sensations fortes.

La ceinture, c’est le chemin numéro 1. Ne cultivez pas l’illusion ! Evaluez honnêtement vos idées de trading et confrontez-les directement aux marchés financiers en vous assurant que leur mise en application sur un historique de données présente un résultat assez encourageant pour envisager d’investir votre capital ! Oui, cela ne vous garantira pas l’obtention d’un résultat à l’identique dans le futur, mais cela vous évitera de perdre tout votre capital naïvement, et rapidement.

« close the loop ». Les résultats ne sont pas à la hauteur de vos espérances ? C’est déjà une victoire, une prise de conscience que la réflexion a priori doit être approfondie. Que votre stratégie de trading est trop simple, ou trop compliquée, ou pas assez complexe… dans tous les cas perdante.

Avant de vous lancer dans le trading !! Répondez à ces questions !!

  • Quel est votre signal d’entrée en position ?
  • Quel est votre prix stop ?
  • Quel est votre objectif de prix, une fois en position ?
  • Quel est votre signal d’invalidation ?
  • Quel est votre signal de prise partielle de bénéfice ?
  • Quel est votre signal de sortie de position ?

Vous avez les réponses ? Alors répondez à celles-ci… Si vous aviez utilisé votre stratégie, en 2010.

  • Quel gain ou perte au total ?
  • Combien de trades gagnants et perdants ?
  • Quel montant maximum des trades perdants ?
  • Combien de trade financés ?
  • Combien de trade ayant atteint l’objectif ?

Mais aussi,

  • Combien de temps pour financer votre position en moyenne ?
  • Combien de temps pour un trade gagnant en moyenne ?
  • Combien de temps pour atteindre l’objectif en moyenne ?
    etc., etc.

 

La liste des questions peut être encore longue. Si vous avez des interrogations, relisez cet article.

Toutefois, si vous n’avez pas la réponse aux questions ci-dessus, vous  partez en trading la fleur au bout du fusil.

Les bretelles

C’est le chemin numéro 2. Bien évidemment, toute stratégie inclut un certain pourcentage de positions perdantes.  Il peut être de 10%, 20%, 30%, etc. Le plus important, une fois que votre stratégie de trading est satisfaisante, est de limiter l’impact de ces positions perdantes dans votre compte de résultat final. Et pour cela, vous devez, de préférence en même temps que la prise de position, placer un ordre de sortie (dit stop) pour limiter votre perte à un montant au préalable décidé, au cas ou les prix évolueraient soudainement dans le sens contraire de vos prévisions.

La bétise

C’est le chemin numéro 3. La stratégie du petit cochon qui construit sa maison avec de la paille. Une sorte d’expérience unique… vous allez voir votre capital fondre comme neige au soleil. J’ai vécu cette douloureuse expérience…

Le “Money management”.

Bien sur que non, je n’ai pas oublié le “Money Management”, discipline incontournable pour garantir la réussite de votre statégie de trading. Toutefois, je le considère comme inplicitement imbriqué dans les chemins numéros 1 et 3. En effet, certains le définissent dans leur stratégie. C’est effectivement là qu’il doit être introduit d’un point de vue évaluation et validation. Toutefois, opérationnellement, il trouve sa place au niveau du chemin numéro 2. Il peut aussi prendre une forme plus générale en définissant des règles plus génériques telles que la perte maximum quotidienne autorisée, le nombre maximum de positions simultanées, etc. Comme la réflexion a posteriori, le MoneyManagement est sûrement un sujet méritant plus qu’un seul paragraphe.

Conclusion

Selon le concept de l’accidentologie en trading, 2*3 (comprenez deux fois le chemin numéro 3) n’est pas égale à 6 !!  2*3 = Je plaque tout, le trading, ce n’est pas pour moi !!! Réussir en trading, c’est fuir cette équation de l’échec.

Certes, peut-être que cette conclusion est pertinente… selon votre personnalité et votre niveau d’expérience. Peut-être que le trading ne correspond pas à vos attentes. Mais peut-être qu’il s’agit seulement d’un mauvais départ? Alors pourquoi prendre le risque de perdre deux fois votre mise de départ… de jeter le bébé avec l’eau du bain, pour prendre une décision objective?

Grégoire Tardy

Mars 2011

Bilan d’un an de programmation de stratégies de trading automatiques

 

Le service de programmation de Trading Automatique a été lancé en juillet – août 2009. Un an après, et avec des centaines de stratégies automatisées, il est temps de faire un petit bilan qui sera je l’espère utile a tous.

Avant de commencer, voici une petite mise en perspective. Le service de programmation prend en charge la plupart des plateformes de trading sérieuses permettant le trading automatique et propose également la mise en place de systèmes directement connectés aux brokers via API ( sans passer par une plateforme). La plupart des automatisations se font sous MetaTrader, mais aussi sous JForex, MultiCharts, etc.

Nos clients quant à eux sont pour la plupart des traders individuels, des gérants de hedge funds à “taille humaine” ou en devenir, et venant d’une vingtaine de pays différents mais principalement de France, Suisse et Belgique.

Bref, voici pour le contexte et avant de rentrer dans le vif du sujet, voici quelques avertissements :

– les stratégies sont la propriété intellectuelle de nos clients et nous restons donc muets a leurs sujets… même sous torture (ou contre de grosses liasses de billets comme on nous l’a déjà proposé).

– nous sommes des experts techniques, des consultants en trading automatique, mais nous n’avons pas d’activité de trading sur compte propre et nous ne vendons pas de black box. La boutique permet d’acheter des utilitaires mais pas des automates avec une quelconque stratégie secrète. La raison est simple. Programmer pour les uns et vendre à d’autres représente un conflit d’intérêt évident (qui au passage ne semble pas poser de problèmes déontologiques a beaucoup de nos collègues).

 

Qu’est-ce que l’on vous donne à programmer au juste?

 

Nous avons plusieurs types de demandes. Evidemment il faut commencer par séparer les demandes de programmation d’indicateurs et d’automates de trading. Les indicateurs permettent d’analyser le marché et d’en faire ressortir plusieurs caractéristiques, tandis que les robots se basent ou pas sur ces indicateurs pour ouvrir et fermer automatiquement des ordres, ou bien juste vous alerter lorsque certaines conditions de marchés sont réunies. Dans ce cas, ils laissent au trader le choix de valider ou pas un ordre (trading semi-automatique).

Au niveau des robots de trading, plusieurs catégories existent également :

– les utilitaires : des robots basiques pour faciliter la vie du trader. Par exemple, gérer les stops et take profits automatiquement comme le robot AutoPilote. Il n’y a rien de secret ici mais ça décharge énormément le trader manuel qui peut alors utiliser son temps et son attention de manière plus utile.

– les algorithmes simples: des automates assez simples permettant de réaliser certaines routines. Par exemple, mettre en place un ordre OCO (One Cancels the Other) pour du trading de news, déclencher des achats sur des croisements de pivots, etc.

– les white box : un robot complet avec des règles d’entrées, de sorties, de money management, etc. Pourquoi white box et pas black box? Puisqu’ici aussi bien le développeur que le client connaissent parfaitement les règles qui régissent le robot.

 

Le trading automatique, arnaque ou ça marche?

 

Une question éternelle. Je vous conseille la lecture de deux articles : les avantages et inconvénients du trading automatique et 5 contre-vérités autours du trading automatique.

Cette question ne concerne ici évidemment que les white box par rapport aux diverses catégories évoquées ci-dessus. Tout d’abord, il est difficile de dire si une stratégie marche ou ne marche pas sans études approfondies. Tout dépend du marché, de la période backtestée, du timeframe, des combinaisons de paramètres, etc. Bref un travail de fourmis que nous ne faisons pas, hormis si on nous le demande expressément. En effet, le robot étant programmé, son auteur peut alors le backtester sans problème par lui-même.

Si on fait abstraction des stratégies fortement corrélées a une configuration de marché (cf alphabilité) et que l’on regarde les choses d’un point de vue global, il est certain que beaucoup de stratégies sont a mettre à la poubelle. Trouver un automate performant sans draw downs importants est un travail de longue haleine qui nécessite persévérance et apprentissage.

Mais d’un autre côté, je peux affirmer avec certitude qu’il y a des robots qui marchent. Sous plusieurs supports, sans être optimisés, et le tout sur plusieurs années.

Et il ne faut surtout pas oublier que découvrir qu’une stratégie ne marche pas est :

– avant tout une économie d’argent qui ne disparaîtra pas.

– une source d’enseignements sur le fonctionnement du marché.

– et éventuellement une base pour une prochaine qui fera mieux.

 

Les erreurs classiques

 

L’erreur classique des débutants est de faire un peu trop confiance à leur sens visuel. On multiplie les indicateurs avec de belles couleurs ou aux noms marketings car visuellement ils semblent bien se comporter. Mais les backtests ne pardonnent généralement pas.

Avant de se lancer tête baissée avec un indicateur, je donnerais ces quelques conseils :

– Vérifiez minutieusement que le retard de l’indicateur sur les prix ne diminue pas complètement l’alpha (la rentabilité) au point de le rendre négatif en prenant en compte les frais.

– Vérifiez que votre indicateur ne repeint pas le passé. En effet, des petits malins écrivent des indicateurs qui modifient leurs valeurs passées en fonction des données présentes. Et tout le monde sait qu’il est beaucoup plus facile de prédire le passé quand on connait le présent… Pour n’en citer qu’un, l’indicateur des bandes de gravité de M. Belkhayate tombe dans ce travers…

– Ne tenez aucune information pour acquise sans vérifications méthodiques, quand bien même elle viendrait du livre d’un des gourous du trading les plus respectés.

– Les indicateurs les plus complexes ne sont pas forcément ceux qui donneront les meilleurs résultats. Utiliser de manière originale des indicateurs classiques paie tout autant, voire plus.

– On peut faire des robots de trading sans indicateurs…

Une autre erreur classique est le choix du timeframe. Le débutant a tendance à préférer les UT très courtes et se retrouve plumé par les frais. Élargissez votre UT et votre système sera souvent plus profitable. Je ne dis pas évidemment que les UT courtes ne sont pas exploitables, mais il faut le faire en connaissance de cause et avec un compte adapté (ECN Non dealing desk). Les petites UT nécessitent une maîtrise de la micro-structure des marchés qui ne s’acquiert pas facilement.

 

La meilleur stratégie programmée

 

Au risque d’en décevoir certains, je ne suis bien évidement pas habilité à dévoiler le moindre détail des stratégies gagnantes qui sont passées entre nos mains. Ce que je peux toutefois affirmer, c’est qu’il faut :

– de la persévérance (ça fait plus bosser le programmeur, mais ça paie…)

– de la minutie : travailler les entrées, les sorties, le money management, etc.

– penser différemment (“out of the box”).

– et… une part de chance (les plus grandes découvertes ont souvent été fortuites).

 

Si vous voulez en savoir plus ou avez des questions particulières, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires ci-dessous ou dans le forum. Ceci pourra faire l’objet d’un nouvel article.

News Impact : Deuxième bilan


Voici le troisième article d’une série rédigée par Laurhaq à propos d’un nouveau système “NewsImpactLHT” basé sur les news. Dans cette série, Laurhaq réalise un véritable travail de recherche systématique pour mettre au point son système et en valider et améliorer le biais. Laurhaq en n’est pas à son premier système puisqu’il est le créateur de PhoenixLHT, un système actions très profitable depuis plusieurs années.
Vous pouvez suivre l’actualité au jour le jour de PhoenixLHT et NewsImpactLHT sur leur blog respectif.

Premier article : News Impact: Trading systématique des news

Deuxième article : News Impact : premier bilan

Article Original : Bilan février 2010

 

Bonjour à tous,

Cela fait un mois que je vous ai proposé un 1er bilan de mes recherches sur les possibilités de News Impact. Je vous propose un nouveau bilan pour voir si les résultats évoqués ont tenu durant ce mois.

En un mois, 368 données sont venues compléter les premières

Etude par pays de News Impact :

J’ai repris l’étude du mois de janvier pour comparer.


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Ci-dessous en ne prenant que les pays dont l’impact des news est évident. Nous remarquons que les résultats pour le japon sont plus mitigés.


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Etude par heure de News Impact:

Pour le cac, nous constatons que l’horaire le plus favorables et le créneau 14h00-16h00…
Pour l’€/$ trader la news peut se faire de 8h00 à 16h00 !

Janvier:

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Févier :


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Etude par jour de News Impact:

Pour le CAC, le mercredi est plus favorable pour “trader la news”
Pour l’€/$, le lundi, le jeudi et le vendredi semblent plus favorables.


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Bilan sur les trades de test :

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Les deux prochains Jeudis seront décisifs. Si les trades proposés sont gagnants, j’envisagerai de trader en réel à partir de Mars. Dans le cas contraire, je retournerai à ma table d’études…

Conclusion :

J’ espère que, comme moi, cette étude vous passionne. En tout cas, il y a quelque chose à “gratter” la dessous…

News Impact : Premier bilan

 

Voici le deuxième article d’une série rédigée par Laurhaq à propos d’un nouveau système “NewsImpactLHT” basé sur les news. Dans cette série, Laurhaq réalise un véritable travail de recherche systématique pour mettre au point son système et en valider et améliorer le biais. Laurhaq en n’est pas à son premier système puisqu’il est le créateur de PhoenixLHT, un système actions très profitable depuis plusieurs années. Vous pouvez suivre l’actualité au jour le jour de PhoenixLHT et NewsImpactLHT sur leur blog respectif.

Premier article :  News Impact: Trading systématique des news

 

Article Original : Bilan janvier 2010

 

Cela fait un mois que j’ai décidé l’étude d’une nouvelle technique : L’étude de l’impact des informations sur le cours de l’€/$ et celui du CAC.

Presupposés :

Tout d’abord, je tiens à préciser que je ne m’appuie que sur les news. Cela nécessite quelques explications de mon fonctionnement (critiquable)

– J’oublie toutes mes connaissances d’AT et les à priori que je pourrais avoir sur la tendance actuelle parce que RSI ceci, balançoire cela, support ici, objectif fibonnacci là, configuration bougie. Je ne remets pas en cause leur utilité ; je ne les utilise pas.
– Si un déplacement se produit alors qu’une news tombe, je pose l’à priori que c’est la news qui a fait bouger le titre et ce, même si ce n’est pas la réalité. Le nivellement par le nombre de news fera disparaître l’importance de ce mouvement dans le temps.
– Si un déplacement se fait sans news, je n’en tiens pas compte.
– Les lignes de lo me serviront parfois de point de repère pour poser les ordres.

Lignes de Lo :

Auparavant, vous avez pu suivre en direct mes recherches sur ce que j’ai appelé les lignes de lo. J’ai tout d’abord travaillé sur des obliques qui, si précisent qu’elles soient, devenaient trop « lourdes » à gérer et surtout, je n’ai pas trouvé de moyen pour en automatiser leur tracé. (C’est réalisable, mais je ne dispose pas du temps suffisant).

Alors, je me suis orienté sur une technique existante les points pivots. Leur défaut majeur est que parfois ils sont trop éloignés les uns de autres pour y appuyer une technique utilisable. J’ai effectué des recherches et j’ai découvert un système automatique permettant de déterminer leur écartement en fonction de la volatilité. C’est pourquoi parfois vous retrouvez leur valeur d’origine et parfois ils sont plus ou moins rapprochés. Cette technique est perfectible, mais elle me suffit pour déterminer les seuils de News Impact

News Impact  :

En un mois, j’ai récupéré 800 informations que j’ai collectées dans un tableau Excel ; vous avez pu en suivre étape par étape sa constitution.
J’ai commencé par y positionner les données Août ? Novembre. De là, j’en est déduit des tendances pour certaines infos :

– Certaines provoquent aucun mouvement du titre : notées NS (Non significatif) dans le tableau
– Certaines provoquent un déplacement immédiat de la valeur de x points
– Certaines provoquent un déplacement de x points sur une durée de y heures
– Certaines provoquent une déplacement de la valeur x minutes avant que la news soit annoncée officiellement et ce déplacement se prolonge sur un certain temps.

Toutes ces infos ont été entrées dans un tableau à plat sous Excel. J’ai ensuite effectué une tableau croisé dynamique pour croiser les donnée et vérifier si des tendances se dessinent.

Ce qui m’intéresse est de gagner 10 points ou pips par trades. Il faut en effet se laisser une marge pour les pertes éventuelles. Il est en plus nécessaire qu’une info est au moins 50% dans chance (colonne probabilité) de se réaliser et ce avec une confiance de 100%. La confiance de 100% veut dire qu’on a constaté au moins 10 fois cette probabilité.

A partir de ces informations, je communique trades « TEST » afin de vérifier la tradabilité des infos.

Etude par pays de News Impact  :

 


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Chaque tableau se compose pour chaque pays :
– du nombre d’échantillons observés
– du nombre de fois ou le déplacement de la valeur a été d’ au moins 10 pips ou points
– de la probabilité en % d’atteinte de cette volatilité

Etude globale :

La ligne total est très instructive. Elle nous annonce que l’€/$ est plus sensible aux informations que le CAC. 63% contre 41%

CAC :

Nbre de trades : 699 points
Nbre de gains : 287 points
Nbre de pertes : 699-287= 412 points
Bénéfice/Perte : 287-412 = -125 points soit une perte de 1250 €

€/$ :

Nbre de trades : 967 pips
Nbre de gains : 616 pips
Nbre de pertes : 967-616= 351 pips
Bénéfice/Perte : 616-351 = 265 pips soit un bénéfice de 2650 €

Conclusion : On pourrait jouer l’€/$ les yeux fermés pour avoir un gain régulier.

Etude détaillée par pays :

CAC :

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En prenant uniquement les states Canada et US :
Nbre de trades : 286 points
Nbre de gains : 167 points
Nbre de pertes : 119 points

Bénéfice/Perte : 167-119 = 48 points soit un gain de 480 €

€/$ :

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Nbre de trades : 862 pips
Nbre de gains : 564 pips
Nbre de pertes : 862-564 = 298 pips
Bénéfice/Perte : 564-298 = 266 pips soit un bénéfice de 2660 €

Etude horaire de News Impact :


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Chaque tableau se compose pour chaque heure :
– du nombre d’échantillons observés
– du nombre de fois ou le déplacement de la valeur a été d’ au moins 10 pips ou points
– de la probabilité en % d’atteinte de cette volatilité

Etude horaire détaillée :

CAC :

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En prenant uniquement les states > 55%, on voit que le système performe particulièrement dans le créneau 14h-16h

Nbre de trades : 256 points
Nbre de gains : 164 points
Nbre de pertes : 92 points
Bénéfice/Perte : 164-92 = 72 points soit un gain de 720 €

€/$ :

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Nbre de trades : 868 points
Nbre de gains : 576 points
Nbre de pertes : 292 points
Bénéfice/Perte : 576-292 = 284 points soit un gain de 2840 €


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En prenant le créneau horaire 11h-15h le taux de réussite est de 75 % !

Bilan trades de test :

Ce n’est pas le tout de chercher un système, encore faut-il vérifier sa jouabilité.
Je considère que lorsque qu’une statistique possède un taux de confiance de 100%, sa probabilité a de forte chance d’être vérifiée.

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Les résultats sont là, vous les avez vécus en direct (mises à part le post des lignes de lo que j’ai dû poster à postériori parfois à cause de mon activité professionnelle. Ces dernière sont le résultats de formules mathématiques fonctionnant mécaniquement).

Conclusions :

 
Les news ont un impact certain sur l’€/$ en dehors des pays d’océanie particulièrement sur le créneau 11h-15h.
Il faut toutefois relativiser ces résultats et attendre pour en faire une généralité. L’indice de confiance est fort pour les infos hebdomadaires. Il est encore faible (20% actuellement en moyenne) pour les nouvelles mensuelles. Pour les nouvelles mensuelles, il faudra attendre près d’un an pour voir leur impact.

Concernant le CAC, le choix des news ayant un impact est primordial pour obtenir des résultats satisfaisants.

Espèrant que cette étude vous a intéressé, je vous souhaite une bonne soirée.

lo