Quelles sont les grandes tendances à venir pour le trading des particuliers ?

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Cet article est un article invité, écrit par Vincent Fritsch du blog http://www.blog-trading.fr/

Prenons un peu de recul et de perspective, même si nous avons tous tendance à avoir le nez collé sur nos écrans et nos graphiques.
De mon point de vue, le monde des investisseurs actifs est en plein bouleversement. Le fait que notre petite planète ressemble de plus en plus à un grand village grâce à l’Internet va révolutionner les usages des particuliers qui sont prêts à investir activement leur capital disponible.

J’ai écrit cet article pour vous proposer les grandes tendances qui vont faire bouger ce petit monde en pleine mutation …

1ere tendance : l’investisseur actif est de moins en moins seul

Définitivement révolue cette période où le particulier prêt à investir en bourse n’écoutait que les conseils de ces proches (l’oncle Marcel qui connaissait les bonnes actions à acheter) ou de son banquier. De nouveaux médias et l’internet fournissent d’ores et déjà une quantité phénoménale d’information, plus ou moins valable, pour aider à la décision.

L’investisseur qui a envie d’apprendre a en effet de plus en plus de possibilités d’apprendre les mécanismes de cette activité : blogs, sites d’informations, formations présentielles ou online, les opportunités d’apprendre ne manquent pas pour ceux qui sont prêts à investir un peu dans la formation. De plus, rien n’est plus facile, si l’anglais est compris, de prendre des conseils de traders anglo-saxons (les premiers sur le créneau) et peu importe où ils se trouvent : Londres, New-York, Hong-Kong ou Sydney, l’internet ne dort jamais.

Pour les investisseurs qui, de chez eux, veulent ressentir l’adrénaline des salles de marché, il sera aussi de plus en plus simple d’avoir l’impression d’être au coeur d’une salle, même de chez eux, grace à la mise en relation par Internet. Le “maître de cérémonie”, en général trader expérimenté, pourra commenter l’évolution des cours en live, les annonces importantes du marché et prodiguer quelques bons conseils en direct, voire partager son écran avec l’assistance. Ce principe est déjà bien en place, disponible sous forme d’abonnement, et cela donne apparemment de bons résultats.

Mais mieux que toutes ces sources d’informations, les investisseurs actifs (mais fainéants) ont maintenant la possibilité de copier les ordres d’achat ou de vente de personnes qui affichent de bons résultats. Beaucoup de brokers ou de providers de services fournissent maintenant cette fonctionnalité. Il suffit d’avoir la bonne plateforme technique, de choisir le profil de la personne en qui on a le plus confiance, et cela grace à une batterie de statistiques disponibles, et on choisit de le suivre, quasi aveuglément. Et tout le monde est a priori gagnant (si le provider de signaux fait les bons choix) : le particulier copieur qui gagne de l’argent grace à ses trades gagnants, le copié qui prend une commission, le broker qui prend également sa commission. Reste à sécuriser la technique si on décide de faire la copie en full-automatique, pour avoir confiance en elle en toutes circonstances (que se passe t’il si la plateforme n’exécute pas exactement les ordres copiés) et de mettre ce processus sous contrôle en vérifiant fréquemment les performances de son gourou.

2eme tendance : l’investisseur sera de mieux en mieux informé – et c’est tant mieux !

La guerre commerciale fait actuellement rage entre les brokers. Et cette concurrence très forte entre acteurs oblige à de la transparence. Aujourd’hui on peut regretter que certains ne jouent pas complètement le jeu et continuent leur petits mensonges ou imprécisions, mais la tendance est bien là. Nous sommes entrés dans l’ère de la transparence et de l’information (il n’y a qu’à constater ce que la concurrence à permis dans le monde des mobiles). Et de nouveaux modèles voient le jour …

Grâce à toute cette information, l’investisseur mieux éduqué et sensibilisé pourra faire le tri entre les différents messages marketing et positionnement des brokers et fournisseurs de services. Et il sera de plus en plus facile aux investisseurs de se tourner vers les brokers sérieux. Les autres disparaîtront nécessairement. Finies les requotes et les slippages des brokers qui jouent contre leurs clients ?

De la même façon, tous ceux qui voudront vendre du service comme on a pu le voir juste avant dans l’article (fournisseurs de signaux, de conseils, de formations) devront montrer patte blanche. L’investisseur qui sera de mieux en mieux averti pourra également être plus exigeant sur le track record d’un gourou qui propose ses services. Un conseil : si vous avez des idées pour “certifier” les résultats en trading, il y a un beau business à monter. Le marché aura de plus en plus besoin d’être sur que les personnes en qui ils font confiance méritent cette confiance. Ces derniers auront besoin d’une preuve sociale et tangible, pour montrer qu’ils ne sont ni des tricheurs, ni des imposteurs.

3eme tendance : l’investisseur automatisera de plus en plus ses prises de décision sur les marchés

Pour moi, c’est une évidence. Le trading manuel, au “feeling”, ne disparaîtra jamais certes, mais la proportion d’ordres pris automatiquement par les particuliers sera de plus en plus importante. Toutes les raisons citées auparavant expliquent en partie ce mouvement. L’autre raison fondamentale et que le trading automatique permet de limiter les risques pris par un humain dans l’exécution d’un trade. Qui sait mieux qu’un programme calculer proprement le risque ?

On peut également prévoir que les plateformes techniques de trading fourniront de plus en plus de possibilités de faire du trading automatique, tout en intégrant les possibilités de faire du trading social (avoir son groupe d’amis traders, savoir en live ce qu’ils font, leur sentiments ….). Trading automatique et trading social sont sur deux trajectoires fortement imbriquées.

Une autre idée de business : si vous mettez sur le marché un produit qui, à partir d’une stratégie de trading décrite en langage naturel, fournit un langage informatique compréhensible par les plateformes de trading automatique, vous aurez de fortes chances d’intéresser du monde.

Il est aussi fort possible que les plateformes de trading automatiques pour particuliers suivent ce qui est mis en oeuvre chez les professionnels : la possibilité de mettre son robot pour particulier au coeur des marchés, avoir des plateformes minimalistes pour gagner en rapidité. Bref, faire comme les grands du secteur.

Et pour finir

Je n’ai pas évoqué dans cet article le canal d’investissement classique que sont les sociétés de gestion. Mais elles aussi vont surement connaître des mutations très fortes (changement de législations, contraintes règlementaires plus fortes …).
Nous ne sommes qu’au début d’une révolution dans ce domaine. Ce qui est sur, c’est que les opportunités de trader ne manqueront jamais, et l’investisseur sera de plus en plus aidé pour y arriver.

Reste à espérer que les excès de certains insiders de la finance ne dégoûteront pas définitivement les particuliers.

Human computation, ton cerveau m’intéresse!

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Note: Cet article invité a été rédigé par Christophe Méheut. Christophe Méheut, ingénieur Arts et Métiers est l’architecte technique des Krabott. A 43 ans, Christophe est expert dans les systèmes de calcul intensif faisant notamment appel au calcul parallèle sur GPU (CUDA). La partie théorique de Krabott s’appuie sur un projet de thèse en finance quantitative de l’Ecole des Mines de Paris.
La résolution d’un simple captcha, l’association de tags à des images, la reconnaissance d’une signature manuscrite : toutes ces taches qui paraissent pourtant simples résistent encore à l’automatisation. Le cerveau humain aurait-il un meilleur processeur que les machines ?

C’est en partant de ce constat que Luis von Ahn va poser en 2005 dans sa thèse le concept de « Human computation », un concept placé aux côtés de l’intelligence collective ou du crowdsourcing. Partant du constant que les logiciels d’OCR (reconnaissance automatique de caractères) atteignent rapidement leurs limites lorsque les ouvrages sont anciens ou lorsqu’il s’agit de s’approcher d’une fiabilité à 100%, il a l’idée de mutualiser « du temps de cerveau disponible » pour réaliser cette tache. C’est le projet reCAPTCHA.

Le CAPTCHA est un test informatique bien connu, permettant d’éviter qu’un robot vienne polluer les inscriptions d’un forum par exemple ou créer des millions de faux utilisateurs. reCAPTCHA est une sorte de CAPTCHA qui vérifie qu’un humain est bien derrière la machine en lui demandant de retaper des mots scannés présentés à l’écran sous forme de petites images. Mais ces mots scannés sont ceux d’un document réel ou d’un ouvrage en cours de numérisation. Ainsi, sans le savoir l’utilisateur participe à un travail de digitalisation qui serait couteux et de moins bonne qualité s’il avait été confié à un logiciel d’OCR.

 

 

reCAPTCHA est donc un banal logiciel d’OCR mais qui a la particularité de s’appuyer sur une puissance de calcul humaine phénoménale : l’équivalent de 23 000 personnes travaillant 7j/7 et 24h24, soit 23 000 processeurs humains.

 

 

 

Il serait alléchant de pouvoir disposer d’une telle puissance de calcul pour du trading algorithmique : des milliers voire des millions d’utilisateurs viendraient mettre à disposition leur temps, leur énergie et leur intuition pour concevoir et améliorer sans cesse des stratégies de trading. Et gratuitement si possible!

Utopique ? Pas tout à fait. En 2001, un chercheur Alexander Kosorukoff définit le concept de « human based genetic algorithm » ancêtre en quelque sorte de l’algorithme de reCAPTCHA. Il s’agissait de faire intervenir des humains au cœur même d’un processus d’optimisation et d’exploration algorithmique : c’est à dire aux étapes cruciales de sélection et de reproduction qui sont au fondement de la théorie des algorithmes génétiques. Alexander Kosorukoff a démontré dans ses publications qu’un processus qui mettait l’homme au service de la machine donnait des résultats plus performants que la machine seule.

Le projet Krabott, initialement développé au CERNA (Laboratoire de l’Ecole des Mines de Paris) en 2009 s’appuie sur le « human based genetic algorithm » pour appliquer un principe de Human computation dans la sphère du trading algorithmique. Il s’agit de recruter des utilisateurs pour participer aux étapes de sélection et de reproduction de stratégie de trading, sur le modèle défini par Alexander Kosorukoff. L’utilisateur a pour mission d’« adopter » un dizaine de stratégies de trading, pour les évaluer, les comparer et en créer des nouvelles par croisement « génétique » de deux stratégies « parents ».

Krabott est présenté sous forme d’un jeu, on peut y participer pour la compétition en face des autres « desk » ou pour bénéficier soi-même de stratégies de trading « entrainées » par la communauté. Particularité de Krabott, on y joue en « aveugle » le contenu des stratégies n’est pas connu des joueurs qui ne peuvent visualiser que leurs performances macro (P&L et ratio de Sharpe). Il est ainsi ouvert à des joueurs amateurs sans aucune connaissance du trading*.  Toutes les stratégies sont appliquées sur le marché du FOREX et sur la paire EURUSD, sur une fréquence à la minute. La plate-forme calcule toutes les minutes les positions de dizaines de milliers de Krabott sur le marché en simulant des passages d’ordres dans des conditions réelles (temps réel, spread…), ce processus fait appel à du calcul sur carte graphique (CUDA).

En concurrence de ces utilisateurs humains, des machines de calcul réalisent des millions d’opérations génétiques visant à améliorer le contenu des stratégies de trading existantes, et constituer un vivier de solutions possibles. Ce vivier sert à la fois de base initiale de travail pour les joueurs et de référentiel pour mesurer la performance de l’ensemble du processus.

Les premiers résultats qui seront publiés cette année sont étonnants :  ainsi 70% des meilleures stratégies de trading sont issues du travail des joueurs alors même que les stratégies « joueurs » ne représentent que 16% du total des stratégies évaluées dans le jeu (les autres sont purement issues du calcul). Idem pour le ratio de Sharpe qui est très sensiblement meilleur avec des Krabott issus d’interventions humaines.

Mais Krabott a démarré en 2010 avec des stratégies de trading très basiques dont les performances moyennes sont médiocres et peu spéculatives. Une seconde version de Krabott prévue début novembre 2012 apportera de nouvelles stratégies plus spéculatives et le multidevise (EURUSD, EURJPY, EURCHF, EURGBP).

Quelles applications concrètes pour le Human computing dans le trading ? Un système comme Krabott permettrait à la fois de confier à un ordinateur « humain » l’optimisation des paramètres d’une stratégie de trading existante ou d’explorer de nouvelles combinaisons à partir d’une stratégie donnée, avec une capacité d’adaptation temps réel en fonction des comportements du marché.

Reste à trouver l’incentive qui sera capable de réunir en permanence des milliers ou des millions de joueurs !

Krabott sur le web : www.krabott.com
Krabott optimisé mobile : www.mkrabott.com et sur l’App Store « Krabott »
En savoir plus sur le Human computation : http://humancomputing.blog.lemonde.fr/

(*) Cette ignorance des joueurs rejoint un autre projet scientifique né un peu plus tôt, et également fondé sur le jeu et le human computation : Fold-it.

Connaissez-vous vraiment les martingales?

{plusone}

Note: Cet article invité a été rédigé par Vincent Fritsch de blog-trading.fr

La martingale fait l’objet de nombreux fantasmes dans le monde du trading, passant du statut de système miraculeux apportant prospérité et richesse pour certains à celui qui prouve que le trading est tout simplement du pur casino. Il vous suffit d’aller sur les nombreux forums de bourse ou de trading et de rechercher le mot martingale et vous aurez une idée des polémiques dont le sujet est à l’origine.

Je m’attends donc à ce que cet article déclenche de nombreuses réactions … Pas grave, allons-y …

La martingale est apparemment une invention française, en tout cas, c’est ce que l’on lit quand on fait quelques rapides recherches. C’est sans doute parce que nous, les français, nous n’aimons pas perdre (que ce soit au casino ou aux jeux olympiques – n’est-ce pas messieurs les anglais ? … passons ) et nous avons donc imaginé un système qui théoriquement ne fera jamais de nous des perdants. Sacrés français …

 

C’est quoi une martingale ?

 

Le principe est simple : dans le cas où nous sommes perdants à un jeu (pile ou face, roulette, black jack, futures …), nous continuons à jouer en augmentant la mise en espérant gagner le coup suivant de façon à récupérer toutes nos mises précédentes qui ont été perdantes. Pour reformuler, dans le cas d’une série de coups perdants successifs, nous misons toujours plus dans l’espoir de gagner, et que ce coup gagnant couvre toutes les pertes antécédentes.

Plusieurs conséquences immédiates que l’on peut déduire de ce fonctionnement :

– Du moment où on adopte ce système, en cas de pertes, on doit accepter de perdre toujours plus dans l’espoir de gagner un seul coup par la suite. Cela veut dire que l’on doit avoir les ressources nécessaires pour continuer à miser si on subit une grosse série de pertes ;

– La martingale est donc un système qui marchera à tout coup, si le joueur a des ressources illimitées. Dans le cas contraire, il existe un risque que la série de pertes soit suffisamment longue pour volatiliser le capital du joueur.

 

Prenons l’exemple d’une martingale appliqué à un pile/face et où la mise initiale est de 1.

 

Dans le cas d’une suite sans discontinuer de coups perdants, les mises successives pourront être les suivantes : 1 2 4 8 16 32 64 128 256 512 1024, … chacun des termes de cette suite étant obtenu en doublant le terme précédent.

Quelques remarques immédiates :

– Cette suite comporte une propriété remarquable à savoir que si on fait le calcul suivant : le niéme terme moins la somme des (n-1) précédents,  on obtiendra 1, le montant de notre mise initiale. Par exemple, 128 – (1 + 2 + 4 + 8 + 16 + 32 + 64) fait 1. En suivant cette suite le joueur est donc capable de récupérer sa mise initiale en ayant finalement un coup gagnant ;

– Au bout du 10éme coup perdant successif, le joueur doit miser 512 pour récupérer sa mise initiale de 1, ce qui fait un très gros risque par rapport au gain escompté.

Ce jeu en vaut-il donc vraiment la chandelle ?

 

La martingale appliquée au trading

 

Ce que l’on vient de décrire peut être tout à fait appliqué au trading dans le cas où l’on a un reward/risk de 1, c’est-à-dire que l’on place son take profit a la même distance de son Stop Loss par rapport au point d’entrée du trade (modulo les commissions).

Ce genre de système peut être très facilement programmable car les robots et leurs concepteurs adorent gérer des algorithmes de calcul de taille de position.

Mais attention, si vous testez un tel système sur votre marché préféré, il est très fortement probable que votre capital sera soufflé en peu de temps. En effet, en plus des pertes successives, votre compte devra couvrir les appels de marges demandés par votre courtier. Votre capital se trouvera ainsi entre l’enclume (les pertes) et le marteau (appels de marge). La fin de l’histoire est hautement prévisible …

Seulement, voilà, je vais vous apprendre quelque chose (ou pas), le trading n’est pas un casino ou l’on joue au rouge/noir ou à pile ou face.

En particulier, on peut imaginer des systèmes qui ont un reward/risk supérieur à un, et rien qu’en faisant cela, on change un peu le visage de la martingale. De plus, vos setups préférés peuvent mettre les statistiques un peu de votre côté…

 

Prenons par exemple un système où on a déterminé un reward/risk de 2.

 

Quelques petites formules simples sous Excel nous donnent  par exemple les coefficients suivants :

1 3 4 6 9 14 21 31 47 70 105 158 237 355 533 799 1199.

La propriété principale de cette suite est que la somme des n-1 premiers termes est inférieure au double du nième terme (parce que l’on a fixé un reward/risk de 2).

Pour illustrer : (1 + 3 + 4 + 6 + 9 + 14) = 37 < 21 * 2

Ainsi la progression des mises existe toujours, mais elle est beaucoup plus faible que celle avec reward/risk de 1.

Faisons le même exercice avec un reward/risk de 3.

On obtiendra par exemple : 1 2 3 4 5 7 9 12 16 22 29 39 52 69 92 123 164

Voici un tableau et des graphes avec 4 configurations (R/R = 1, 2, 3, 4)

 

martingale trading

 

Pour chacune des lignes, le cumul est inférieur au coefficient suivant multiplié par le R/R.

 

martingale trading

 

Les mêmes courbes en échelle logarithmique.

 

martingale trading


Que peut-on en déduire de tout cela pour un système de trading ? Quelques pistes :

 

– que le levier du reward/risk permet de maîtriser l’envolée des mises successives en cas de pertes ;

– que le trader peut facilement adapter ce levier en fonction des conditions de marché. Par exemple s’il y a une forte volatilité, on pourra diminuer le reward/risk et si le marché est en tendance on pourra augmenter celui-ci ;

– que le trader a également la possibilité d’adapter son SL en fonction des conditions de marché.

Bref, le trader qui connait son marché a quelques degrés de liberté pour mettre en place une martingale adaptée aux conditions de ce marché et limiter ainsi les risques.

 

On peut tout à fait imaginer que lorsque le trader entrera en position en ayant l’idée de suivre une martingale, il pourra étudier le marché pour :

– Fixer son SL

– Fixer le reward/risk et par conséquent son TP et sa suite de coefficients

– Fixer son lot initial en fonction d’un risque initial qu’il aura prédéterminé.

Je ne parle même pas des setups d’entrée qui font que les statistiques sont un peu de notre côté…

Et mon petit doigt me dit que toute cette mécanique est un terrain de jeu rêvé pour tous les programmeurs d’experts advisors … n’est-ce pas ?

 

Remarque finale

 

Je vois déjà venir vos commentaires passionnés et rageurs !

Je tiens à écrire que je ne pousse personne à prendre des positions réelles en suivant une martingale. L’objet de cet article était simplement pédagogique. Je n’encourage  personne à l’appliquer dans un système réel. Tous ceux qui le feront doivent mesurer les risques encourus.

Je voulais simplement exprimer certaines idées sur les martingales, car elles sont très fréquemment utilisées dans les robots « miracle » qui peuvent être mis en vente dans cette grande foire qu’est le web, et que malheureusement, les martingales sont plus l’objet de fantasmes que de maîtrise rationnelle. Alors qu’il y a un beau terrain à explorer …

 

Vincent Fritsch de blog-trading.fr

Introduction aux séries temporelles en finance

 

Voici le début d’une série de tutoriels vidéos réalisés et partagés par Curunir sur le sujet du forum “Arbitrage statistique et Pairs trading“.

La première vidéo est une introduction aux séries temporelles en finance.

Et la correction des exercices…

Merci beaucoup à Curunir pour le partage!

Troisième étape étape, le passage en réél

 

traders mag

Nous publions désormais mensuellement sur TRADERS’ France une série intitulée “En route vers le trading automatique“.

Février 2012: “Trading Automatique, premiers constats“.
Mars 2012: Les prérequis du trading automatique
Avril 2012: Première étape, la conception d’une stratégie sur papier et les tests de validation
Mai 2012: Deuxième étape, la  recherche de profitabilité

Ce mois-ci, il s’intitule: “Troisième étape étape, le passage en réél“.

“Dans les articles précédents, nous nous sommes intéressés à différents aspects de la mise en place de systèmes de trading automatique. A ce stade-ci, nous avons analysé les avantages et inconvénients du tout automatique, les compétences et le matériel à avoir, l’écriture d’un système et sa validation ainsi que les façons de l’optimiser. Dans cet article, nous ferons comme hypothèse que nous avons en notre possession un système fiable, validé par des tests et pourquoi optimisé. Le reste sera donc consacré à la mise en production du système en notre possession.

De nombreux traders pensent qu’une fois arriver à ce stade, le reste n’est plus qu’..”

Téléchargez l’article “Troisième étape étape, le passage en réél” (nécessité de s’enregistrer gratuitement ici)

Deuxième étape, la recherche de profitabilité

 

traders mag

Nous publions désormais mensuellement sur TRADERS’ France une série intitulée “En route vers le trading automatique“.

Février 2012: “Trading Automatique, premiers constats“.
Mars 2012: Les prérequis du trading automatique
Avril 2012: Première étape, la conception d’une stratégie sur papier et les tests de validation

Ce mois-ci, il s’intitule: “Deuxième étape, la  recherche de profitabilité“.

“L’article du mois précédent concernait la mise sur papier d’un système de trading et la validation du code via des tests sur des données historiques. L’étape de validation est bien souvent intrinsèquement liée à l’analyse des performances du système sur un horizon de temps passé. Dans cet article, je vais décrire les différents concepts importants concernant la mise en place de cette analyse et décortiquer certaines erreurs commises régulièrement.

La première façon d’évaluer un système de trading automatique consiste à…”

Téléchargez l’article “Deuxième étape, la  recherche de profitabilité” (nécessité de s’enregistrer gratuitement ici)

Première étape, la conception d’une stratégie sur papier et les tests de validation

 

traders mag

Nous publions désormais mensuellement sur TRADERS’ France une série intitulée “En route vers le trading automatique“.

Février 2012: “Trading Automatique, premiers constats“.
Mars 2012: Les prérequis du trading automatique

Ce mois-ci, il s’intitule: “Première étape, la conception d’une stratégie sur papier et les tests de validation“.

Le trading automatique n’est pas totalement différent du trading discrétionnaire lorsque l’on évoque la conception de la stratégie à mettre en place. Dans les deux cas, un certain nombre de décisions doivent être prises avant la mise en production du système. Ainsi, le trading automatique ne dispense pas le trader de réfléchir à un money management, à créer des modèles de trading, à se demander quels instruments utiliser,… Toutefois, le langage d’un trader discrétionnaire sera bien différent du langage que comprend un ordinateur et surtout la logique d’explication doit bien souvent être adaptée. Dans le cadre de ce troisième article de la série « En route vers le trading automatique », je vais expliquer comment écrire une stratégie de trading automatique et comment la valider via des tests historiques.

Un ordinateur est un être binaire : il ne comprend que le oui ou non ; le « peut-être » n’a pas de place dans le trading automatique. Fort de ce constat, …

Téléchargez l’article “Première étape, la conception d’une stratégie sur papier et les tests de validation” (nécessité de s’enregistrer gratuitement ici)

Les prérequis du trading automatique

 

traders mag

Nous publions désormais mensuellement sur TRADERS’ France une série intitulée “En route vers le trading automatique“.

Le premier article publié dans le numéro de février 2012, s’intitule “Trading Automatique, premiers constats“.

Ce mois-ci, il s’intitule: Les prérequis du trading automatique.

Dans l’imaginaire collectif, le trading automatique fait référence à un art inaccessible pour les particuliers, ceux-ci s’imaginant que cette pratique requiert des compétences techniques importantes et des ressources financières que seuls les institutionnels peuvent mettre sur la table. Or, il en est rien…

Le trading automatique grâce à l’évolution technologique de ces dernières années devient de plus en plus accessible pour les particuliers. Cette activité est avant tout une affaire d’informatique. L’ordinateur sera votre outil de travail indispensable et à ce titre il doit avoir dans l’esprit du trader la place qu’il mérite au même titre qu’un entrepreneur recrutant son premier employé.

Il doit se poser les questions suivantes et surtout savoir y répondre : de quoi a-t-il besoin pour bien effectuer son travail? Que me coute-t-il? Que peut-il faire? Comment lui faire comprendre mes besoins? Comment réagir si un jour il tombe malade? Cette dernière interrogation est souvent celle qui est la plus oubliée mais est certainement la plus importante à avoir en tête. En effet, une perte de connexion internet ou une coupure d’électricité avant le placement d’un stoploss peut avoir des répercutions fatales sur un compte de trading.

Dans cet article, je vais aborder les différents prérequis pour commencer dans cette activité en toute sécurité et me concentrer surtout sur l’importance de la sécurité de la connexion internet.

Téléchargez l’article “Les prérequis du trading automatique” (nécessité de s’enregistrer gratuitement ici)

OrderBookFx, tradez avec un coup d’avance

 

Comme j’en parlais dans l’édito du mois de mars, OrderBookFx est un nouveau service assez innovant pour les traders individuels. Il permet en effet d’obtenir le carnet d’ordres d’une paire Forex. Impossible? Le forex est un marché de gré à gré ? Vous avez raison, contrairement aux contrats listes comme les actions ou les futures, il n’y a pas de prix officiel sur le Forex. Tout le monde peut plus ou moins proposer son prix et trader sur celui-ci s’il trouve une contre-partie.

Il existe cependant des ECN utilisés par les institutionnels comme Currenex, HotspotFXi, Integral, FXAll et LavaFX qui proposent leur propre carnet d’ordres synthétisant les offres de leurs clients. Y avoir accès n’est généralement pas chose faisable pour un client particulier… Du moins jusqu’à ce qu’apparaisse OrderBookFx.

OrderBookFx aggrège en effet les données de ces différents fournisseurs de liquidités et les transmet dans un flux real time haute fréquence. Et devinez quoi? Le service en beta actuellement est gratuit! Aucune raison de ne pas essayer donc.

 

orderbookfx

 

OrderBookFx propose egalement un indicateur disponible sur MT4 afin de surperposer les informations du carnet d’ordres directement sur le graphe. Il est donc tres pratique de comparer les updates fournies par votre broker avec celles d’OrderBookFx. Petite astuce, pensez à ajouter le tracé de la ligne de niveau Ask sur MT4 (dans les propriétés de la fenêtre en faisant un clic droit), puisque le niveau par défaut est celui du Bid. Avec en blanc le Bid broker, en rouge sur toute la fenêtre le Ask broker et en rouge/vert les données de OrderBookFx, on obtient ceci :

 

orderbookfx

 

Par cet article, je ne vais pas rentrer dans les détails de toutes les informations que l’on peut obtenir via le carnet d’ordres. Cela demanderait un bouquin entier… Je vais donc plutôt me concentrer sur un aspect qui m’a sauté directement aux yeux.

 

orderbookfx

Cliquez pour aggrandir

 

Si l’on observe les prix, on remarque que les données présentent des moments calmes où pas grand-chose se passe, puis certains décalages, accélérations se produisent Je parle bien ici de décalages classiques qui n’ont rien à voir avec les spikes que l’on obtient pendant les news. Pendant ces décalage, on remarque clairement que les data de OrderBookFx sont en avance. Le carnet d’ordre entier décale fortement puis se pause. Enfin, le broker met à jour en 2 ou trois ticks ses propres niveaux bid/ask pour matcher ceux des flux aggrégés. OrderBookFx permet donc assez clairement de trader avec un coup d’avance. Peut-être pas sur le broker qui retombera sur ses pattes d’une manière ou d’une autre, mais au moins sur la foule de ses clients retails.

Certains brokers présentent de temps en temps des freezes de leurs quotes. Avec cet outil, on ne pourra plus vous cacher l’évolution du marché…

Rapide, mais rapide a quel point me direz-vous? Visuellement, on peut configurer des updates toutes les 50 ms, ceci pour ne pas consommer trop de CPU inutilement car aller en dessous n’aurait qu’un intérêt limité si vous êtes un humain normal. Toutefois, si vous souhaitez logger l’order book complet, vous pouvez atteindre des fichiers de 20MB par minute en pic d’activité, autant dire que ça va plus vite que toute solution accessible aux particuliers que j’ai pu voir…

Il n’en fallait donc pas plus pour que nous devenions partenaire technique d’OrderBookFx. Nous pouvons donc fournir désormais à nos clients et ceux d’OrderBookFx des solutions d’analyses ou de trading intégrant cet outil qui me semble révolutionnaire pour les traders non institutionnels.

Trading et accidentologie !


Réussir en trading

La réussite en trading, quelle que soit votre définition personnelle de cette finalité, n’est pas vraiment une question de chance, de potentiel ou de fatalité (si absence de réussite). Il s’agit davantage d’une question de travail, de réflexion, d’observation, mais aussi de méthode, de processus d’évaluation et de validation, et enfin de discipline dans l’action. Bien évidemment, je vous propose ici ma définition. Libre à vous de partager la vôtre. En effet, je pense que tout individu en quête d’adrénaline, de sensations fortes, d’explosions de joie et de colère, vivra surement en trading des moments très intenses, voire inoubliables, mais surement très coûteux et in fine terriblement douloureux. Pour les sensations fortes, sans la douleur, le saut en parachute, avec un parachute et accompagné d’un professionnel, me semble beaucoup plus adapté. Ou alors, pourquoi pas un tour de « grand huit », qui, à l’instar du trading, vous impose de payer un nouveau droit d’entrée à chaque nouveau tour?

Ne confondez pas ProRealTime, ProStation et PlayStation… Défoulez-vous dans un univers ou le « Game Over » est sans conséquence sur votre portefeuille et votre moral, ou la frustration de l’utilisation répétitive de la fonction ‘Replay’ ne dure qu’un instant. Certes le « Paper Trading », ou « trading simulé » peut aussi être une alternative…en réponse aux compulsions d’un égo impatient. Toutefois, quelle frustration si vous accumulez des gains virtuels importants… Quelle colère de n’être riche que dans « trade ville ». Le syndrome de « second life » vous guette et nul doute que vous serez alors tentés de passer rapidement en réel en augmentant la mise… pour rattraper votre retard. Si telle est votre réaction, et que votre premier trade en réel est gagnant…, alors prenez le pactole et fuyez vos écrans !! Vous aurez certes à gérer la frustration de ne pas avoir « misé » dix fois plus, ce qui est beaucoup plus agréable que de gérer celle d’avoir tout reperdu par cupidité. Enfin, facile à dire puisque nous ne nous en rendons compte qu’au deuxième tour, après avoir tout perdu.

Oui, bien évidemment… « Pas vu, pas pris… », Oui… « Pas vendu, pas perdu »… Certes… mais après quelques pirouettes et tirades de café,  la sanction tombe, tôt ou tard. Et le compte des résultats, inévitable à la fin de la journée est navrant. Comment ai-je pu perdre autant? Pourquoi n’ai-je pas dépensé mon capital autrement? Plus intelligemment !! Vous vous reconnaissez ? Moi aussi…

La simplicité du constat est à la portée de tous… Alors comment faire? Je vous propose une tentative d’explication.

La ceinture et les bretelles

Vous pourriez longuement débattre de la répartition, mais j’ose penser que vous serez d’accord avec l’idée que réussir en trading c’est combiner la réflexion a priori (70%), la prise de position (5%), et la réflexion a posteriori (25%). La troisième étape est quasi totalement ignorée de la majorité des traders. C’est pourquoi je choisis de la laisser de coté. Peut-être un sujet à part entière pour un article à venir.

Concentrons-nous alors sur les 75% restants. Si vous considérez un trade perdant comme un accident, alors je vous propose la représentation suivante de l’accidentologie ! (J’ai emprunté et quelque peu modifié l’image de fond. Mes remerciements à son concepteur).

Lorsque vous prenez une position sur les marchés, c’est un peu comme si vous participiez à une course d’orientation avec l’ennemi. Vous pouvez vous aventurer la fleur au bout du fusil, ne prendre qu’une balle dans le pied, ou encore vous faire tuer. Vous pouvez aussi vous munir d’un équipement approprié à l’environnement, d’une carte, d’une boussole et préparer votre bataille. En d’autres termes,  vous avez le choix entre 3 possibilités, illustrées ci-dessus.

Dans tous les cas, vous passez par les cases « Emotions » et « Stratégie ». Plus précisément vous passez au travers, consciemment ou non, car il s’agit de parois sous-jacentes, fines et floues. Nous ne pouvons pas faire sans elles… Et trop souvent, pour simplifier, l’échec en trading se résume au cocktail suivant « Trop d’émotions + Trop peu de stratégie »

Non, non !! Me direz-vous ! Avec un robot de trading, j’exclue les émotions. Ah bon ? Donc aucune joie à l’issue de la première journée de fonctionnement ! Aucune colère lors du premier bug ? Aucune peur à l’idée que ce robot bug et dilapide tout votre capital ? Bref, Trading = Emotions !

Coté stratégie, nous ne pouvons pas faire sans… non plus. Vous êtes dubitatifs ? Alors considérez l’absence de stratégie comme une stratégie. Undecided

La ceinture

Pour une grande majorité de traders, l’échec en trading résulte de l’économie de la réflexion a priori et de la mise en place d’une stratégie. Pourquoi ? Parce qu’une telle réflexion est contraignante, et aussi parce que parfois c’est le premier niveau d’incapacité du trader débutant. Face à l’effort requis et l’attente nécessaire à la mise en place d’une stratégie gagnante, la réponse impulsive sous l’autorité de l’impatience et des émotions est de passer à l’action. « J’vais commencer petit et on verra bien ». Si c’est ce que vous pensez, alors retournez à la case émotions, et demandez-vous ce que vous êtes venus chercher sur les marchés financiers… un gain en capital mesuré en réponse à une réflexion approfondie et validée, ou alors du fun et des sensations fortes.

La ceinture, c’est le chemin numéro 1. Ne cultivez pas l’illusion ! Evaluez honnêtement vos idées de trading et confrontez-les directement aux marchés financiers en vous assurant que leur mise en application sur un historique de données présente un résultat assez encourageant pour envisager d’investir votre capital ! Oui, cela ne vous garantira pas l’obtention d’un résultat à l’identique dans le futur, mais cela vous évitera de perdre tout votre capital naïvement, et rapidement.

« close the loop ». Les résultats ne sont pas à la hauteur de vos espérances ? C’est déjà une victoire, une prise de conscience que la réflexion a priori doit être approfondie. Que votre stratégie de trading est trop simple, ou trop compliquée, ou pas assez complexe… dans tous les cas perdante.

Avant de vous lancer dans le trading !! Répondez à ces questions !!

  • Quel est votre signal d’entrée en position ?
  • Quel est votre prix stop ?
  • Quel est votre objectif de prix, une fois en position ?
  • Quel est votre signal d’invalidation ?
  • Quel est votre signal de prise partielle de bénéfice ?
  • Quel est votre signal de sortie de position ?

Vous avez les réponses ? Alors répondez à celles-ci… Si vous aviez utilisé votre stratégie, en 2010.

  • Quel gain ou perte au total ?
  • Combien de trades gagnants et perdants ?
  • Quel montant maximum des trades perdants ?
  • Combien de trade financés ?
  • Combien de trade ayant atteint l’objectif ?

Mais aussi,

  • Combien de temps pour financer votre position en moyenne ?
  • Combien de temps pour un trade gagnant en moyenne ?
  • Combien de temps pour atteindre l’objectif en moyenne ?
    etc., etc.

 

La liste des questions peut être encore longue. Si vous avez des interrogations, relisez cet article.

Toutefois, si vous n’avez pas la réponse aux questions ci-dessus, vous  partez en trading la fleur au bout du fusil.

Les bretelles

C’est le chemin numéro 2. Bien évidemment, toute stratégie inclut un certain pourcentage de positions perdantes.  Il peut être de 10%, 20%, 30%, etc. Le plus important, une fois que votre stratégie de trading est satisfaisante, est de limiter l’impact de ces positions perdantes dans votre compte de résultat final. Et pour cela, vous devez, de préférence en même temps que la prise de position, placer un ordre de sortie (dit stop) pour limiter votre perte à un montant au préalable décidé, au cas ou les prix évolueraient soudainement dans le sens contraire de vos prévisions.

La bétise

C’est le chemin numéro 3. La stratégie du petit cochon qui construit sa maison avec de la paille. Une sorte d’expérience unique… vous allez voir votre capital fondre comme neige au soleil. J’ai vécu cette douloureuse expérience…

Le “Money management”.

Bien sur que non, je n’ai pas oublié le “Money Management”, discipline incontournable pour garantir la réussite de votre statégie de trading. Toutefois, je le considère comme inplicitement imbriqué dans les chemins numéros 1 et 3. En effet, certains le définissent dans leur stratégie. C’est effectivement là qu’il doit être introduit d’un point de vue évaluation et validation. Toutefois, opérationnellement, il trouve sa place au niveau du chemin numéro 2. Il peut aussi prendre une forme plus générale en définissant des règles plus génériques telles que la perte maximum quotidienne autorisée, le nombre maximum de positions simultanées, etc. Comme la réflexion a posteriori, le MoneyManagement est sûrement un sujet méritant plus qu’un seul paragraphe.

Conclusion

Selon le concept de l’accidentologie en trading, 2*3 (comprenez deux fois le chemin numéro 3) n’est pas égale à 6 !!  2*3 = Je plaque tout, le trading, ce n’est pas pour moi !!! Réussir en trading, c’est fuir cette équation de l’échec.

Certes, peut-être que cette conclusion est pertinente… selon votre personnalité et votre niveau d’expérience. Peut-être que le trading ne correspond pas à vos attentes. Mais peut-être qu’il s’agit seulement d’un mauvais départ? Alors pourquoi prendre le risque de perdre deux fois votre mise de départ… de jeter le bébé avec l’eau du bain, pour prendre une décision objective?

Grégoire Tardy

Mars 2011