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Recherche Stratégie Trading Systématique
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Les news ont des impacts plus ou moins importants selon le marché tradé. Ceux d'entre vous qui tradent le Forex ont en tout cas remarqué sans aucun doutes ces mouvements brusques et impressionnants dont la signature est caractéristique.

Certains robots sont vulnérables aux "spikes" survenant pendant les news car ils dérogent à leur règles pré établies et étalonnées dans des conditions normales. Toutefois, étant donné que le mouvement a globalement autant de chances d'aller dans la direction de notre système que dans le sens inverse, la profitabilité à long terme de celui ci ne devrait pas être beaucoup impacté, voire même améliorée par la hausse de la volatilité.
Cependant si on regarde en terme de drawdown et de régularité, les news vont par contre avoir un impact négatif et les éviter serait bénéfique.
Il existe globalement deux solutions. Soit incorporer les news dans sons système et les exploiter, soit ne pas trader pendant ces zones de turbulences.
Que l'on choisisse la première ou la deuxième solution, deux types de problèmes, ou de challenges dirons nous pour rester plus positifs, apparaissent.
1 Les Backtests
Il est très difficile de tester les stratégies de management de news car il n'existe pas pour le trader lambda de bases de données historiques de ces événements. Une astuce permettant de contourner le problème consiste à repérer la période pendant laquelle la plupart des news surviennent et de ne pas trader à ces moments là ou d'ajuster les valeurs de stop et take profit en conséquence. La comparaison des backtests sans et avec ce début de filtres de news devrait déjà donner une première indication de l'utilité éventuelle de passer du temps à réaliser un filtre plus complet.
2 Acquérir et traiter un flux de news automatiquement
Contrairement à ce que pensent la plupart des traders, il est possible de réaliser un robot traitant des flux de news. Une seule contrainte, il faut que le flux entrant soit "logiquement" compréhensible. Sans être un savant fou de Wall Street et programmer une Intelligence Artificielle, il est tout à fait possible de commencer à traiter les news correspondant aux statistiques économiques. En effet leur format est parfait puisque ce sont des chiffres, le domaine favori de tout ordinateur. Si l'on connait le nom de la news, la valeur actuelle, le résultat prévu par le consensus et le résultat final de la news finale on a donc tout ce qu'il nous faut.
Or il est justement possible de télécharger de tels flux en temps réel et de manière gratuite (certes ce n'est pas avec ce flux que l'on tradera plus vite que les institutionnels mais ce n'est pas le but ici). Le site Forex Factory propose par exemple un fichier xml nous donnant les prévisions et la valeur actuelle. Vous pouvez d'ailleurs faire tourner un indicateur sous Metatrader 4 utilisant ce flux de news pour avertir le trader des annonces à venir et des données associées. Vous pouvez trouver cet indicateur ici.
Passer d'un indicateur à un robot exploitant ces données sur une stratégie par exemple de straddle sur les news d'importance moyenne/ihaute devient alors chose (presque) aisée. Straddle, kesako? C'est une stratégie qui consiste à ouvrir à la fois un Buy Stop et Sell Stop sur un même sous jacent pour profiter d'un mouvement claire dans l'une des deux directions.

NB1 : Les images illustrant cet article proviennent de Aboutcurrency. NB2 : Je remercie Paul et son blog pour avoir fortement inspiré cet article.
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Voici le premier article d'une longue série proposée par Simon Depiets, alias Lliane, et qui se poursuivra tout le mois de décembre. De la théorie à la pratique, toutes les étapes de la mise en place d'un système de trading automatique basé sur la technique Ichimoku Kinko Hyo seront parcourus. Vous trouverez :
- Explication de la technique d'Ichimoku Kinko Hyo - Explication de la stratégie "Lliane IKH" - Premiers backtests et optimisations des périodes - Optimisation des périodes d'Ichimoku Kinko Hyo suite - Statégie de prise de position dynamique - Détection d'un signal de sortie- Détection et exclusion des trades perdants - Variabilité des paramètres - Conclusion
La technique Ichimoku Kinko Hyo est un outil et une méthode d'analyse technique, c'est encore aujourd'hui une méthode communément utilisée au Japon et sur les marchés Asiatiques. Ichimoku signifiant "d'un coup d'oeil", Kinko "équilibre" et Hyo "courbe", le nom de la technique peut se traduire en "équilibre d'une courbe en un coup d'oeil". Cette méthode s'applique sur les Chandeliers Japonais.
Historique
La méthode Ichimoku Kinko Hyo a été publiée aux alentours de 1969 par un journaliste Japonais Goichi Hosoda, celui-ci souhaitait développer un méta-indicateur qui pourrait fournir aux tradeurs à la fois :
- Des niveaux de supports et résistances
- Des points d'entrée et de sortie de trades
- La direction de la tendance
- La force des signaux
Cette méthode part du principe que les cycles boursiers durent deux mois, les réglages communs de l'indicateur (9/26/52) sont encore basés sur des semaines boursières de 6 jours comme a l'époque au Japon. La méthode peut-être utilisée sur des Unités de Temps plus courtes à condition d'adapter les réglages.
Calcul des différentes courbes
La méthode Ichimoku Kinko Hyo nécessite 5 indicateurs distincts, et un nuage qui constitue en fait l'espace présent entre deux d'entre eux. Les formules de calcul sont ici données avec le réglage d'origine (9/26/52) et il suffit de remplacer ces nombres correspondant soit à la période de calcul soit à la distance de projection sur la courbe.
Tenkan
Moyenne du plus haut et du plus bas des 9 dernières périodes observées :
Kijun
Moyenne du plus haut et du plus bas des 26 dernières périodes observées :
Chikou
Dernier prix de cloture projeté 26 périodes en arrière :
Senkou A
Moyenne du Tenkan et du Kijun projetée 26 périodes en avant :
Senkou B
Moyenne du plus haut plus haut et du plus bas plus bas des 52 dernières périodes, projetée 26 périodes en avant :
Senkou Span
Le nuage est la surface située entre Senkou A et Senkou B, que A soit supérieur à B ou B supérieur à A :
Signaux
De manière générale, lorsque le cours est situé au dessus du nuage celui-ci exerce un rôle de support et la tendance est haussière. A l'inverse, lorsque le cours est situé sous le nuage celui-ci exerce un rôle de résistance et la tendance est baissière. Le principal signal est le croisement entre la ligne de Tenkan et de Kijun, la puissance de celui-ci dépend des positions relatives des indicateurs.
Signal Haussier Fort
- Prix au dessus du nuage
- Croisement Tenkan>Kijun au dessus du nuage
- Chikou au dessus du prix
Signal Haussier Moyen
- Prix au dessus du nuage
- Croisement Tenkan>Kijun dans le nuage
- Chikou au dessus du prix
Signal Haussier Faible
- Prix au dessous du nuage
- Croisement Tenkan>Kijun au dessous du nuage
- Chikou au dessus du prix
Signal Baissier Fort
- Prix au dessous du nuage
- Croisement Kijun>Tenkan au dessous du nuage
- Chikou au dessous du prix
Signal Baissier Moyen
- Prix au dessous du nuage
- Croisement Kijun>Tenkan dans le nuage
- Chikou au dessous du prix
Signal Baissier Faible
- Prix au dessus du nuage
- Croisement Kijun>Tenkan au dessus dunuage
- Chikou au dessous du prix
Pour discuter de tout ça, rendez vous sur la file du forum consacrée au système Lliane IKH.
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Jez Liberty est l'auteur du site Automated Trading System. Passionné par le trading et professionnel du développement logiciel depuis 8 ans à Londres, il nous documente son travail, étapes par étapes, pour mettre au point un système de trading automatique. Son dernier article publié sur Trading Automatique nous expliquait comment évaluer les entrées d'un système de trading.
Artiicle Original : Why trend following work
Un des concepts les plus importants qui contribue au succès du suivi de tendance est le fait que la stratégie est basée sur la non-normalité des retours du marché. Laissez mois vous l'expliquer.
Les suiveurs de tendance se positionnent pour profiter et capturer les "fat tails" (ndlr "grosse queues" d'où le soin de garder la version anglaise...) que l'on observe dans la distribution des retours du marché. Dans une distribution de type fat-tail (Power law, distributions de Levy ou de Mandelbrot), les occurrences extrêmes arrivent avec une probabilité plus importante que la normale.
Voici ci-dessous les distributions normales et Fat-Tail (Levy). Ces courbes représentent la probabilité d'un trade à avoir un certain retour (positif à droite et négatif à gauche). Comparez la probabilité des extrêmes positifs et négatifs pour ces deux distributions.

Comme l'a dit Dave Harding de Winton Capital :
Si vous mettez des stops et laissez courir vos gains en tradant de manière aléatoire vous ferez de l'argent; et si vous mettez des take profits sans stops et que vous tradez aléatoirement vous perdrez de l'argent. Les vieux dictons affirmant qu'il faut couper ses pertes et laissez courir ses gains ont donc une base de vérité en eux.
Les bases du suivi de tendance est de pofiter de la vague jusqu'à ce qu'elle finisse et de se protéger de la contre-tendance en coupant ses pertes.
Cela assure que vos trade par rapport à la courbe de distribution ci-dessus :
- ne s'aventureront jamais dans la fat-tail de gauche, c'est à dire les pertes extrèmes
- mais pourront profiter de la fat-tail de droit, c'est à dire les gains très importants
Comme les marchés sont en bonne partie aléatoires, la plupart des trades se situeront dans le centre de la courbe de distribution, soit à droite (positifs), soit à gauche (négatifs) et leurs retours devraient au final s'annuler. (ndlr: je pense que l'auteur parle ici du cas de la prise de position aléatoire).
L'alpha de la stratégie de suivie de tendance (gains) est généré par les mouvements extrêmes : en laissant les trades courir dans la fat-tail de droite mais en les empêchant de s'aventurer dans celle de gauche, un retour globalement positif peut être généré. Cela souligne le fait que les stratégies de suivie de tendance reposent sur des retours extrêmes rares tandis que la majorité des trades s'annulent.
Notez que ce post simplifie le sujet pour souligner le point fondamental. D'autres paramètres comme les charges, etc doivent être pris en compte.
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Laurent (alias TraderSys) qui vient de rejoindre l'équipe de Trading Automatique nous explique les différences fondamentales existantes entre le trading automatique et systématique par rapport au trading discrétionnaire. Les conseils donnés sont très importants pour que le trader discrétionnaire puisse faire la transition au systèmatique avec succès.
Les différences ne se résument pas au coté psychologie, a la comparaison erreur humaines / pannes informatiques. Tout cela fait une grande différence entre le trading discrétionnaire (un être humain qui décide de passer un ordre selon ses règles définies) et le trading systématique ou automatique (un logiciel passe un ordre selon les règles d’un calcul défini).
Dans cet article je veux plutôt aborder cela sous l’angle de la règle définie, ou stratégie utilisée pour décider de passer un ordre, c'est-à-dire de rentrer ou sortir du marché.
Un trader discrétionnaire a à sa disposition une infinité de solution pour prendre sa décision :
• Analyse fondamentale • Lecture de la presse économique • Utilisation d’indicateur techniques (RSI, MACD, Stochastiques, etc.) • Utilisation de « schéma » (Points pivots, Vagues d’Elliot, etc.) • Eléments visuels (Support, résistance, divergence, etc.)
Un dicton dit, sur 100 000 traders, leur point commun est que chacun a une méthode différente.
Une stratégie de trading automatique a elle aussi une infinité de solution pour prendre sa décision de passer un ordre. La lecture de la presse économique semble peu probable, mais certains logiciels permettent de tenir compte de certains éléments d’analyse fondamentale, tel le PER. La grande force du logiciel est sa capacité de calcul, sa possibilité de surveiller en même temps un grand nombre de paramètres.
Toutefois je n’ai jamais vu, une stratégie discrétionnaire convertie en stratégie systématique être profitable. Une connaissance, trader discrétionnaire ayant fait largement ses preuves, venant de découvrir le trading automatique il y a quelques mois me le confirmait bien volontiers : « cela existe sans doute, mais je pense que cela est rare. »
Ceci explique peut être le scepticisme de certains discrétionnaires, conscients que leur méthode n’est pas applicable en systématique, qui en déduisent que toute stratégie systématique est voué à l’échec tôt ou tard.
Cela peut s’expliquer aussi par le coté feeling, ressenti du marché que le trader discrétionnaire acquiert, tandis bien évidement, que le programme informatique ignore complètement.
J’ai une anecdote à ce sujet. J’ai discuté avec un trader qui a une méthode qui lui prend 1 heure par jour maximum. Il rentre à 8h00 selon la séance américaine et japonaise. Mais parfois il rentre a 8h00 pile, parfois après 20 secondes, parfois après 1 minute, et sort toujours a 9h00 au plus tard. Ce feeling du marché lui permet selon son ressentit de choisir son entrée sur le marché. Lorsque j’ai voulu traduire sa méthode en stratégie automatique, le programme informatique ne sait pas rentrer selon un ressenti, il sait rentrer a 8h00 ou 8h01, cela a été un échec complet.
J’aime prendre la similitude avec les premiers avions. L’homme dans un premier temps a voulu reproduire le battement des ailes de l’oiseau puisque c’est la seule chose qu’il voyait voler. Cela a été un échec complet, et même 1 siècle plus tard, malgré les matériaux ultras légers et les moteurs bien plus puissants, cela ne fonctionne toujours pas. Donc l’homme a inventé l’aile d’avion, qui fonctionne avec un moteur à hélice, un réacteur, la propulsion photovoltaïque et même la propulsion humaine. Mais l’aile n’a absolument rien à voir avec le battement d’aile d’un oiseau. Et pourtant les deux volent.
Pour moi la stratégie de trading discrétionnaire et la stratégie de trading automatique permettent toutes les deux de faire du trading, de gagner de l’argent sur les marchés boursiers, mais il est illusoire de vouloir que les deux stratégies utilisent la même logique, la même façon de penser.
Un trader voulant mettre au point une stratégie de trading automatique doit donc penser différemment et non chercher à reproduire, transcrire sa stratégie discrétionnaire tel quelle, surtout si elle utilise des éléments visuels subjectifs (support, résistance, vagues, etc).
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Voici le quatrième et dernier article de Samuel Rondot, directeur de www.bestcfd.com, qui nous livre une série d'articles intéressant sur les tests statistiques de l'indicateur RSI.
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| Samuel Rondot |
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Un des gros problèmes du RSI c'est son utilisation en fonction de sa construction. Je m'explique : le Rsi est un indicateur de vitesse. Il va haut quand le marché monte beaucoup et il va bas quand le marché baisse beaucoup. Or la théorie idéale c'est qu'il faudrait vendre quand le RSI est haut et acheter quand il est bas. Or si le Rsi est haut, c'est que le marché monte beaucoup, donc qu'il y a beaucoup d'acheteur. conséquence, même si le marché doit parfois consolider, c'est plus une indication que le marché est fort à la hausse que réciproquement. Je ne dis pas qu'il faut jeter toutes les observations classiques de Rsi, mais il faut néanmoins faire très attention avec ce genre de raisonnement un peu à l'inverse de la logique de marché.
C'est une des raisons pour laquelle quand je fais des tests sur le Rsi, j'essaie aussi de l'approcher sous une optique différente : en indicateur de tendance. L'idée c'est de dire qu'au lieu de déclencher une vente quand le Rsi est haut, alors je déclenche un achat et réciproquement. J'ai présenté dans un autre article l'approche d'un RSI dont les bornes sur achat et survente variaient en fonction du niveau de volatilité. Vous allez me dire que si on suit exactement la logique inverse de ce modèle, alors on va droit à la ruine puisque celui-ci créait de la valeur. Mais comme l'idée est un peu différente il faut aussi adapter les signaux. Je vais donc tester le modèle suivant : Quand le Rsi passe au dessus de l'écart type de sa moyenne, j'achète (le marché gagne en puissance) et je reste acheteur jusqu'à ce que le marché ne montre pas de signe de faiblesse. Cette faiblesse serait un Rsi qui passe sous sa bande de bollinger basse. Pour le moment, je commence mon test avec des paramètres standards : RSI 14, moyenne 100 et bande de bollinger éloigné de 1 écart type de chaque coté. Cela nous donne le signal suivant :

Sur 15 ans voilà le résultat théorique avec l'equity curve :
Le résultat est intéressant car on distingue nettement que le modèle se place dans le sens du marché à l'origine des grandes tendances et qu'il évite au moins partiellement les gros accidents. Nous pouvons essayer d'affiner un peu les paramètres pour voir si nous parvenons à générer plus de gain. Modifier l'écart type Si on rapproche les écarts type, on intervient plus vite dans un sens ou dans l'autre. Comme le marché est haussier il n'y a pas de surprise de découvrir que si on touche l'écart type en bas, on se prive souvent d'opération gagnante, mais si on diminue l'écart type du haut, on rentre un peu plus tôt et donc c'est beaucoup plus profitable. Par exemple avec le même Rsi, la même moyenne, 1 seul écart au dessus et 2 en dessous :

Le résultat est très intéressant car avec un capital multiplié par 2.3 quand le Cac ne fait que 1.6 et surtout seulement 3 opérations perdantes en 15 ans, nous voilà avec un modèle réellement à approfondir. Modifier la durée du RSI et de sa moyenne La modification du Rsi entraîne très peu de changement contrairement avec les modèles précédents. Seule la durée de la moyenne à un impact significatif mais les résultats ne s'améliorent pas. Si on réduit de beaucoup la moyenne, les résultats sont nettement moins bons et si on réduit qu'un peu l'impact n'est pas significatif. C'est comme si les paramètres standard étaient le meilleur couple de paramètres. Mettre un stop ? Il subsiste cette forte baisse pendant la période 2000 à 2002 qui est problématique. Est ce qu'on ne peut pas la diminuer un peu en mettant un stop ?

Comme d'habitude. Si le stop diminue les pertes dans la phase de baisse, il prive aussi de gains importants dans les marchés haussiers. Avec un stop à 5% l'écart de performance n'est pas très élevé et peut être qu'il vaut mieux dormir avec une perte maximale de 5 % (plus l'écart en clôture au moment du déclenchement du stop). Les tests sur actions vont rapidement nous dire si c'est une exception (le fruit du hasard) ou si on peut garder cette règle. Chaque fois que je teste un stop, je test aussi le résultat en fonction du gain maximum. C'est l'inverse du stop. C'est à dire qu'au lieu de couper quand je perds avec ma position plus de x%, je coupe dès que je gagne plus de x%. On appelle cette approche, une sortie sur objectif de profit (le fameux " profit target "). C'est rarement intéressant. Mais je le fais toujours par acquis de conscience. UNE ENORME SURPRISE Avec une prise systématique de bénéfice au-delà de 2% :

Les résultats sont très intéressants. On bat à peine la performance globale si on ne met pas d'objectif de gain mais l'equity curve est beaucoup plus régulière. Le nombre d'opération grimpe en flèche puisqu'on coupe sa position à chaque gain, mais avec 111 opérations en 15 ans cela reste très faisable. Et surtout avec un taux de réussite de plus de 80% c'est un modèle confortable pour ceux qui n'aiment pas perdre souvent. Bien sur rien n'est parfait et dans la première partie du graphique les gains sont un peu moins forts que si on ne met pas d'objectif. Pourquoi un tel résultat ? En fait il se trouve que ce modèle est un excellent signal d'entrée en position mais que souvent c'est la sortie qui va pécher. Alors en fixant une prise de bénéfice rapide après la prise de position, on ne souffre pas des défauts de la sortie de position. Tests sur actions Sur accor sans prendre ses gains :
La performance est positive sans être remarquable. puis sur Agf :
La performance est très intéressante puisque ce modèle nous a permis de multiplier sa position par 6 alors que le titre a un peu plus que doublé. Sur les 40 valeurs du Cac, ce modèle gagne 33 fois. Seuls 7 titres ne gagnent pas. A chaque fois la raison est la même, les premiers temps sont tellement baissiers que le modèle ne limite pas assez la casse pour se refaire par la suite. Voici par exemple le plus évident avec Thomson :

Le modèle n'a pas assez d'ancienneté des cours pour prendre des positions dans la hausse de 2000. Dans le marché baissier, il va accumuler ses pertes. Par la suite, la situation sera trop dégradée pour qu'il parvienne à rétablir les choses. Même conclusion pour toutes les actions C'est un modèle très efficace dans les marchés haussiers et pour initier des positions. Dans les marchés baissiers, il ne peut pas éviter les accidents. Globalement les performances sont extrêmement prometteuses surtout sur des titres qui n'ont pas eu leurs cours divisés par plus de 3 dans la période 2000 à 2003. Autre test, avec un objectif de gains fixes de 3% Puisque les titres sont un peu plus volatiles que le Cac j'ai pris les gains lors d'une clôture au delà de 3% de la prise de position. Il n'y a plus que 4 titres sur les 40 du Cac qui perdent de l'argent. En plus, sur tous les titres, cette stratégie a un taux de réussite au minimum de 75 % !!! Pour les valeurs perdantes, il s'agit juste de quelques positions à des moments particulièrement destructeurs qui entraînent les pertes. Le taux de réussite de plus de 75% reste néanmoins valable là aussi. Du coup en mettant un stop sur ces valeurs, on parvient à gagner de l'argent alors que sans, on avait un résultat catastrophique. Conclusion, le Rsi et ses bandes de bollinger en tendance constitue un des meilleurs signaux d'entrée en position que j'ai rencontré sur les actions.

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